Les aventures du Pourquoi Pas ?

Sur les routes d'Amérique du Nord, à bord du Pourquoi Pas ?

Le lac aux petits poissons


Je me cache aussi vite que possible dans la voiture. Dernière étape : trouver un endroit où dormir. Mais avant, il y a cette petite route qui monte, qui m’inspire, et que j’ai bien envie d’aller voir en haut. Je suis en mode montagne : donnez moi une bosse, et je veux aller voir ce qu’il y a derrière. En bas de la côte, un panneau : « Small Fish Lake Provincial Park 25 km », avec camping. Je monte la côte en gravel. En haut, à nouveau, c’est de l’herbe à perte de vue. Vingt cinq kilomètres comme ça ? Les probabilités que ce soit un camping en auto-perception à l’arrivée sont de 99% de chance. Les probabilités que l’emplacement soit magnifiques de 97% et les chances que je puisse faire de magnifiques photos d’étoiles sont pas loin des 100% également. J’hésite un peu ; pas longtemps. C’est parti pour 25 kilomètres de gravel. Je me retiens de faire des photos. Dans la lumière déclinante, de toutes façons, ça ne rendra pas grand chose. Je garde ça pour demain, au moment de revenir. À part une vache et un chevreuil au milieu de la route, la région est pas mal inhabitée !

Et puis j’arrive à l’entrée du parc. Autoperception. Pour ce soir, ça voudra donc dire gratuit. Ça m’arrange. Je regarde le terrain de camping. Je cherche des campeurs. Je cherche encore. J’ai passé quelques maisons il y a 5 kilomètres. Ce sont sans doute les humains les plus proches. Si les maisons sont habitées. Sinon, l’être humain le plus proche est à 25 kilomètres. Moi, personnellement, ça me plaît. L’endroit est magnifique, le ciel est clair. Tout est parfait ! L’air est très frais, par contre. Je dormirais donc au rez de chaussée. Je pense que je m’achèterais un sleeping pas trop cher demain, pour les froides soirée en montagne. C’est vraiment stupide que je n’ai plus mon matériel de camping…

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