Touriste dans la brume
L’immensité de gravel est aussi belle au retour qu’à l’aller. Là encore, j’ai du mal à comprendre quelle est la limite entre « horriblement plate » et « tout simplement magnifique ». Au loin, je devine la vallée et la rivière à la brume qui s’en dégage.
Et puis soudainement, je ne vois plus rien. Le brouillard m’est tombé dessus sans prévenir. Le grand ciel bleu devient en trois secondes un grand flou gris. La rapidité de la transition est surprenante. Je peux toujours rouler ; je vais juste deux fois moins vite.





