Valmount
J’arrive en même temps que Virginie, qui est un peu surprise de me voir déjà là. Je ne devais pas arriver avant deux trois heures en principe. Enfin… il est 5h, c’est parfait, on peut reprendre la route un peu tôt comme ça ! Dans le guide du routard (Virginie voyage avec) ils disent qu’il y a un petit café-internet sympa à Valmount, une vingtaine de kilomètres d’ici. Et au centre d’accueil de Robson, ils nous disent qu’au même Valmount, il y a une causerie sur les saumons, tout les soirs à 19h. C’est parfait. Ça nous laisse juste le temps de remplir le réservoir d’eau de Pourquoi Pas ?.
Je sais qu’on quitte les hautes montagnes. Ça m’attriste un peu. En même temps, je suis supposé en revoir d’autres très bientôt.
La route jusqu’à Valmount se fait sans problème. On s’installe sur le parking juste à côté de la rivière, le temps de manger rapidement, puis on rejoint un groupe, avec une madame qui donne plein d’informations sur les saumons. C’est impressionnant ces petites bêtes ! C’est bien. Ça ne dure pas longtemps, ça permet de garder les informations dans le minimum intéressant. Plus, je suis pas sûr que j’aurais accroché. En arrière plan, on voit des spécimens magnifiques qui se foutent sur la gueule et essaient de remonter le courant.
Un chocolat chaud, moi ça me tente bien. Jeter un oeil sur internet, pourquoi pas. On suit donc les conseils du routard, pour arriver devant un truc qui ne nous convainc mais alors pas du tout. Et puis qui est accessoirement fermé. On va voir un peu plus loin dans le village, pour découvrir une place beaucoup plus sympathique. Et qui, étrangement, ressemble beaucoup à la description du routard. Aurait-il inversé deux noms ? Peut être.
Le chocolat chaud est délicieux. Les nouvelles pas nombreuses, ni bonnes, ni mauvaises. Le café, par contre, est des plus sympa. On reste pas trop longtemps, juste le temps d’aller à l’essentiel. Et puis on remonte en voiture. L’idée, c’est de trouver rapidement un endroit où installer Pourquoi Pas ? pour la nuit. On est juste à côté de la ligne de changement d’heure. Du coup, à 21h il fait déjà nuit noir. Je repère un certains nombre de chevreuils suicidaires sur le bord de la route. Ça ne me donne pas envie de rouler, ni vite, ni longtemps. En plus, il y a beaucoup de trafic. Bref, tout ce qu’il faut pour rendre la conduite désagréable.
Enfin… on finira quand même par trouver un petit bout de parking, sur une route abandonnée, en contrebas de la route principale. Ce soir encore, on pourra s’endormir bercés par les camions !