Cascade Lakes
D’après mon guide, si je ne devais faire qu’une seule randonnée dans le secteur, ça serait pour aller voir les lacs Cascade, qui tire évidemment leur nom du pic du même nom. Alors évidemment, des randonnées, j’en ai fait plus d’une, mais je me dis qu’aller voir les lacs, pourquoi pas… sauf qu’un aller retour me tentait pas plus que ça. Grâce à la carte reçue en cadeau, je peux me créer ma propre petite balade personnalisée. Je transforme donc le 7 kilomètres aller-retour en un 20-25 kilomètres, aller simple, avec retour sur le pouce. J’ai bien prévu de revenir moins tard cette fois, et sur une route assez fréquentée. Donc pas trop d’inquiétudes. Dans le pire des cas, c’est seulement un petit deux heures de marche si personne ne me ramasse. Pas trop de soucis donc.
En fait, je suis un peu surpris de l’enthousiasme du guide. Certes la petite promenade sous les arbres et agréable, mais je me serais attendu à un paysage peut être un peu plus spectaculaire. J’avoue que je suis plutôt déçu, même quand j’arrive au lac. Celui-ci est magnifique mais… je sais pas… en fait, je me dis que si j’avais commencé par ici, avant toutes les autres randonnées, j’aurais trouvé ça magnifique. Mais j’ai vu tellement de choses grandioses, monté tellement de pic, que juste aller voir un lac, ça a un petit côté décevant.
Je le reconnais, c’est quand même magnifique !
Normalement, donc, je devrais faire demi tour… mais je continue donc, pour aller voir plus loin. Plus loin, ça monte tranquillement. Régulièrement, il y a des petits groupes de deux ou trois rangers en train d’entretenir le sentier. Ils font un travail impressionnant. Accessoirement, ça paraît qu’ils ont passé l’été dehors. Le bronzage est magnifique ! Je rajoute « responsable de l’entretient des sentiers dans un parc national » à la liste des jobs que j’aimerais vraiment faire un été de temps.
Quand on continue sur le même chemin, on peut admirer une succession de magnifique « meadows ». Il y a très longtemps, j’avais pensé à « tourbière » comme traduction. Là encore, la traduction ne me convient pas, mais ça s’approche un peu quand même. On peut aussi admirer le mont Cathedral sous pas mal de point de vue. Il me plaît énormément ce sommet… j’aime les montagnes dont on a juste besoin de connaître le nom pour dire « ok, donc c’est celle là ». Cathedral le bien nommé. Quand on le voit, on sait qu’on le voit.
[clic, et hop magie, c’est plus grand]
Marcher seul, ça permet d’être très discret. Ça fait longtemps que je n’ai plus vraiment peur de croiser d’ours. En fait, je commence à être bruyant en fin de journée, quand le soleil baisse. Mais sinon, en plein après midi, en plein soleil, je marche tranquillement, perdue dans mes pensées. Ce n’est pas les ours qui me font sursauter dans ce temps là, mais les chevreuils qui traversent le chemin, aussi surpris que moi de voir de la vie dans les environs.

Et puis c’est vrai aussi que la vue sur le « backcountry » devient de plus en plus inspirante.
Un dernier meadow, un dernier point de vue, et me voilà arrivé à un campement. D’ici, il ne me reste plus qu’à prendre le chemin qui m’amène aux Sunshine Lakes.
Ça monte un peu, pas longtemps. Pas assez pour donner un point de vue complet sur les environs. Dommage. Et puis ça redescend. Les lacs, là encore il faut le reconnaître, sont magnifiques.
La dernière descente me fait rejoindre le chemin que j’avais emprunté pour aller à Cloud Rest, quelques jours plus tôt. On n’est pas si loin que ça du sommet, mais je suis fatigué. J’aurais quand même bien envie de le revoir un jour, parce que la vue, franchement, était de toute beauté. Mais à la place, je prends le chemin qui me fera redescendre jusqu’à Tenaya Lake, et la route. Encore un autre lac de toute beauté, surtout dans cette lumière de fin de journée.





















