De la suite du voyage
Monk aussi me donnait dans la vingtaine. C’est vrai que je suis en mode « chapeau blanc », qui me rajeunit quand même un peu. Ajoutez aussi que j’ai les cheveux propres et que je suis rasé récemment, c’est très clairement l’option qui me fait paraître le plus jeune. Pourtant, j’ai l’impression qu’il y a un truc en plus aujourd’hui, pour justifier les 4-5 ans que j’ai perdus, par rapport à l’habitude des gens de me donner dans les 25-26. Depuis hier, je pense avoir un sourire complètement et parfaitement détendu. Pas que je ne l’étais pas avant, mais j’ai réalisé, hier, que j’étais prêt à rentrer à Montréal. Pour m’autoparaphraser moi même, il y a une différence entre « mon voyage se terminera quand je rentrerais » et « je rentrerais quand mon voyage se terminera ». Or depuis hier, j’ai l’impression que mon voyage approche de sa fin. Bien évidemment, je suis loin d’avoir répondu à toutes les questions. J’ai trouvé quelques réponses, mais beaucoup plus de questions. Je risque donc très fortement de rentrer à Montréal avec un bilan « négatif ». Encore plus de questions à répondre. Mais j’ai récupéré beaucoup d’éléments de réponses en chemin, et je pense que j’ai besoin d’être à Montréal pour que la poussière retombe, et que je puisse commencer à finaliser le processus. J’en suis fort heureux. J’entretiens une correspondance à intensité et fréquence complètement et totalement aléatoire avec Olivier, et il n’y a pas si longtemps que ça, il m’a dit « ton voyage pourrait facilement durer éternellement, en rajoutant deux mois de plus à chaque fois » et j’avoue que c’était un peu l’impression que j’avais. Après avoir pris mes distances avec les sources chaudes d’Umquat, j’ai pu commencer à réfléchir à tout ça. Les deux heures à admirer des artistes de feu grandioses, le soir de mon anniversaire, m’a aussi permis de passer pas mal de temps dans ma tête, et il semblerait que tout ça soit enfin en place, ou presque. Mon voyage est à nouveau planifié de façon assez réglée (même si je m’autorise à modifier tout ça sans préavis) jusqu’à mes retrouvailles avec le bus école et peut être Tassa à Big Bend. Après ça, je parlais de l’Arizona. J’ai décidé de ne plus parler de l’après Big Bend (ou de l’après Oregon, si je décide de ne pas aller aux sources chaudes). On sera déjà le premier novembre, et un mois pour traverser les États Unis, c’est pas mal la bonne durée. Alors peut être qu’après Big Bend, je vais rentrer directement sur Montréal, et garder l’Arizona pour une prochaine fois. Parce que c’est très clair que plus j’en parle, plus on m’en parle, et plus ça me fait envie. Enfin… tout cela est une autre histoire ! Pour le moment, l’Oregon m’attend. Après, on verra donc bien !
October 15th, 2010 at 8:14 pm
Et les illuminations du 8 décembre, où tu pourrais jouer avec des poïs, ça ne te tente pas ?
🙂
October 16th, 2010 at 3:36 am
Les poïs, le 8 décembre, ça pourrait être amusant. Plus amusant encore, commencer à cracher du feu dans la rue. J’me demande comment la police Moresteloise réagirait tient. J’vais y réfléchir, parce que je trouve ça drôle, même si le 8/12 c’est un peu tôt. À peine le temps de rentrer que pop, dans l’avion. Ma colloc va m’engueuler 😉
October 16th, 2010 at 12:01 pm
Déjà le maire est sur les dents, des djeunes lycéens lui ayant communiqué leur intention de manifester lundi (après-demain). C’est mossieur le provisoire lui-même qui nous l’a dit.
Cracher du feu dans la rue, je le sens bien, moi, là !!!