Après un autre début de journée complètement relaxe et tranquille, à essayer de trouver la motivation pour affronter le temps gris et pluvieux qui nous attend si on ose mettre le nez dehors, des oeufs à la coque finisse par nous donner le coup de pouce nécessaire. À priori, on prévoit toujours de partir jeudi ; moi j’ai un van à faire réparer, et Danielle veut essayer de chanter un peu pour faire un peu d’argent.

Je la dépose donc, histoire de savoir où la retrouver plus tard, puis je vais voir un garage. Évidemment, on est déjà le milieu de l’après midi, donc pour aujourd’hui, ça ne sera pas possible. Par contre, ça pourra se faire demain, si j’arrive avant 9h. Ça c’est cruel, mais en même temps, on ne me laisse pas vraiment le choix. Je retourne donc dans le coin où Danielle chante pour lui expliquer la situation. Je l’abandonne quelques temps à sa guitare, faire un petit tour en ville.

_MG_0942.jpg _MG_0945.jpg _MG_0946.jpg _MG_0949.jpg

_MG_0947.jpg _MG_0948.jpg _MG_0943.jpg _MG_0944.jpg

_MG_0951.jpg _MG_0952.jpg

_MG_0953.jpg _MG_0954.jpg _MG_0955.jpg _MG_0957.jpg

Portland me fait quand même pas mal pensé à Grenoble. Peut être parce que c’est une ville de 450000 habitants, traversée par une rivière, avec quelques lignes de tram, et que l’automne y est gris, froid, humide, et pluvieux. N’empêche que ça me plaît bien, et que j’aime m’y promener. Il y a, comme à Grenoble, un atmosphère agréable au dessus de la ville. On s’entend que je parle d’atmosphère conceptuel. Parce que l’atmosphère qu’on respire à Grenoble, c’est peut être un peu exagéré de le qualifier d’agréable !

Je finis par rejoindre Danielle. Comme j’ai mon djembé dans mon van, je l’accompagne même un petit peu, mais pas très longtemps. Ça fait un bon moment qu’elle chante, et si à une époque elle était capable de chanter 6h d’affilées, elle manque un peu d’entraînement ces derniers temps. Alors à la place, pour la remercier pour l’hébergement, et pour le plaisir que j’ai eut à l’écouter chanter, je lui propose un restaurant. Ça fait un moment que ça me fait envie, et même si je sais que je dois être raisonnable, une fois de temps en temps, ça ne fait pas de mal.

Après avoir erré et hésité un moment, on se retrouve dans une taverne des plus sympathiques, avec un peu plus d’une centaine de bières à la pression, et un menu de pub classique. Le hamburger est excellent, la bière est excellente, les frites sont bonnes, la vie est belle !

On rentre à l’appartement. Ça fait un moment que je n’ai pas écris ; autant le livre que le blog ont besoin d’être mis à jour. Je passe donc la soirée sur l’ordi pendant que Danielle lit « Finegan Wake » de James Joyce. C’est la cinquième ou sixième fois qu’elle le lit, et elle m’a bien fait comprendre que je n’aurais pas le choix de le lire moi aussi ! Bon, bin pourquoi pas !