La côte, version américaine
Ce n’est pas parce qu’on est rendu du côté américain que la côte est moins belle. La vue est toujours aussi magnifique. Je vois plusieurs endroits où je pourrais installer le van sans problème, mais il est encore tôt, et je décide de continuer encore un peu. J’ai quand même un peu de retard à rattraper. Ce sera peut être une erreur, en fait, parce que quand je me décide à trouver un endroit où dormir, je suis rendu dans une zone relativement habitée. En fait, tout le bord du lac est une succession d’entrées privées. On ne voit aucune maison, mais tout les chemins sont numérotées. Je continue un long moment, avant finalement de me décider, un peu dépité, à m’arrêter dans une aire de repos. Ne sachant toujours pas s’il est autorisé ou non de dormir à ce genre d’endroit, je prends l’option « couchage au rez-de-chaussée ». Si pour une raison ou pour une autre je dois partir en pleine nuit, j’ai juste à enlever les rideaux, et je peux rouler avec le fauteuil arrière en position couchette. Il y a une petite rivière à côté, qui me berce tranquillement dans mon sommeil.


