La fin de la 1
Je reprends la route tranquillement après. J’ai encore un petit bout à faire sur la 1, qui devrait me faire rejoindre la 101. Cette dernière est supposée me faire avancer beaucoup plus vite. En attendant, sur la 1, le paysage est toujours aussi magnifique, et les virages toujours aussi intense. Je tiendrais donc une moyenne de 45/50 km/h pendant les trois heures qui suivent. Je finirais même par me lasser un petit peu de tout ces virages. Je n’avance vraiment pas vite. Je ne crois pas que je suis pressé. Il ne me semble pas en tout. J’avance au rythme qui me plaît ; ma seule contrainte, c’est de ne pas rater mon train, dans plus d’une semaine. Bref, c’est parfait. Et puis la bonne nouvelle, c’est que quand je commence finalement à me lasser… la route change complètement…
Une promenade sur la plage
Une fois de plus, j’ai très bien dormi. Il me semble qu’il y a eut pas mal de voitures qui se sont garées à côté de moi ce matin, mais ça ne m’a pas empêché plus qu’il faut de dormir. Cette nuit non plus, je n’étais pas tout à fait sûr de la légitimité de mon emplacement… mais à force de dormir un peu partout, sans que l’on ne me dise jamais rien, je commence à prendre tout ça beaucoup plus zen.
Quand je me réveille complètement, je constate qu’il y a en effet pas mal de voitures. En fait, le petit parking est plein, et je vais même avoir un peu de mal à en sortir, vu que je ne suis pas garé dans le bon sens. Enfin, quelques habiles manoeuvre à moitié endormi me permettent de remettre tout ça dans l’ordre. Ma journée commencera avec un petit déjeuner avec vue sur la mer, pour changer. Je compléterais avec une petite promenade sur une plage tout simplement magnifique.
Et en plus, eux aussi ils ont un rocher percé :
Chocolat chaud et bord de mer
Il fait nuit quand je ressors du restaurant, le ventre bien rempli, les papilles bien heureuses. C’était, à vrai dire, prévu. Je n’avais pas l’intention d’aller beaucoup plus loin ce soir. Je roule quand même un peu, le temps de m’éloigner de la ville, et de trouver un parking sur le bord de la route. Ce n’est pas vraiment le trafic nocturne qui m’inquiète et qui devrait m’empêcher de dormir. Et puis en plus, j’ai le bruit des vagues. Oui, l’océan est juste à côté. J’en profite pour faire quelques photos en exposition longue ; le résultat est assez amusant, vu que c’est la pleine lune, et que la nuit est quand même assez claire. Photos de jour, mais avec traces d’étoiles. Ça me plaît beaucoup ! Et puisqu’il faut bien patienter pendant que les photos se font, je me prépare un petit chocolat chaud. Je n’en dormirais que mieux, après tout ça.
North Coast Brewery
Avoir une carte des brasseries de l’Oregon, c’est très pratique et très utile… quand on voyage en Oregon. Mais là, présentement, je suis en Californie… qu’à cela ne tienne, j’ai réussi à mettre la main sur le « Northwest Brewring News », un bimensuel des plus intéressants, lors de ma visite de la Trumer Brauerie. Intéressant, et en plus bien documenté. Il y a donc une carte assez détaillée des brasseries californiennes. J’en ai repéré plusieurs sur mon chemin, mais j’essaie quand même d’être un peu raisonnable. Alors je me contente d’une seule. La North Coast Brewery, à Fort Bragg. Brasserie qui a la bonne idée d’apparaître vers 18h. Heure parfaite pour prendre une petite bière et terminer ainsi la journée de conduite. C’est assez amusant : d’un côté de la rue, il y a la brasserie, et le magasin de la brasserie, de l’autre il y a le restaurant de la brasserie. Les deux premiers étant fermés, je jetterais donc mon dévolu sur le troisième. Les prix sont tout à fait corrects, et j’en profiterais donc pour commander un hamburger frittes qui me tente au plus haut point. Et en plus, les frittes sont délicieuses. Quand à la bière… je commencerais par une pinte de Brother Thelonious, une bière inspiré des bières d’abbaye belge. Je suis ravis de mon choix. Bière relativement forte, très licoreuse sans être écoeurante, elle se laisse boire toute seule. Elle a un caractère qui me plaît beaucoup, et un goût de « reviens y » auquel je ne succomberais pourtant pas ! Le but étant de découvrir, je préfère rebondir sur une « Old 38 », présenté comme une bière noire de type dublinoise. Si j’ai vraiment eut un coup de coeur pour la Thelonious, je me contenterais d’apprécier grandement la Old 38. Une amertume sans doute un peu plus légère que la Guinness, mais une longueur un peu supérieure, et ce petit côté « aqueux » si caractéristique en fin de bouche, un peu plus discret. Agréable découverte également, mais qui ne me convaincra pas autant que sa soeur belge, qui deviendra la 27e de ma collection. J’espère quand même avoir l’occasion d’en essayer une ou deux autres, parce que la North Coast Brewery m’a laissé une excellente impression !

La pensée profonde du jour
Après tout, après avoir élu Schwarzy comme gouvernator, donner un parc à Jean Claude, ça paraît presque raisonnable, non ?

La route numéro 1, vers le nord
Je n’ai pas d’objectif pour aujourd’hui. Simplement avancer, en suivant la côte, et en admirant le paysage. Je me rendrais très rapidement compte que j’ai de la chance de ne pas avoir d’objectif, car très clairement, je ne l’aurais pas atteint, à moins que l’objectif ne soit « pratiquer les virages ». Parce que quand on dit que la route suit la côte, elle suit la côte. Je passe donc une bonne partie de la journée à rouler à 40-50 kmh, avec de très nombreux virages en épingles à prendre à 20-30. Ça monte, ça descend, et ça tourne. Mais franchement, c’est de toute beauté. Falaises, vagues, océan, plages. Places, océan, vagues, falaises. Je ne m’en lasse pas.
Au final, je roulerais moins de 300 kilomètres en 5/6 heures de route. Je m’autorise évidemment quelques petites pauses sur le chemin, dont une « repas/lecture » sur la plage, qui me fera le plus grand bien, mais sinon, la plus grande partie de la journée sera passée dans la voiture. Je remarque qu’il y a énormément de motos. En même temps, vu le paysage, vue la route, je comprends parfaitement. Ça fait rêver. J’imagine très bien Patrice et Odile venir faire un tour par ici. Ça leur plairait assurément !
Chambre à coucher et salle à manger avec vue…
Une nuit d’un peu plus de treize heures, on ne peut pas dire que ça fait pas du bien. C’est même assez intense en terme de repos ! Mais il est vrai que mes nuits à San Francisco (je sais, je devrais dire Berkeley, mais c’est plus simple de dire San Francisco pour les personnes qui connaissent un peu moins la géographie de la Bay Area) ont été un peu courtes, à finir de mettre mon blog à jour. Du sommeil, j’en manque donc un peu moins. Le plus impressionnant, c’est que j’aurais sans doute dormi un peu plus longtemps si je n’avais pas été réveillé par la chaleur. Oui, même à la mi septembre, il fait très chaud en Californie à 10h30 du matin ! J’ai aussi été réveillé à quelques reprises pendant la nuit. À nouveau des chants de coyotes ; hurlant à la pleine lune. C’est magnifique à entendre, protégé dans une grosse boîte en métal !
Il ne faisait pas tout à fait nuit la veille quand je me suis arrêté, donc je savais à peu prêt à quoi m’attendre au réveil. Il n’empêche qu’ouvrir la porte du van et avoir l’océan à ses pieds, ça fait vraiment du bien ! Je prendrais donc mon petit déjeuner assis dans le van, à regarder dehors. Ça commence bien la journée !


Muir Beach, by night malheureusement
Le soleil en a profité pour se coucher. Je n’irais donc pas beaucoup plus loin aujourd’hui. J’ai pris l’option « scenic road », celle qui ne va pas très vite, mais qui longe l’océan et ses falaises. Dans ce contexte, ça serait dommage de faire la route de nuit ! Je dormirais donc à moins de 50 kms de San Francisco, mais bon… au moins, je suis parti !
Je roule un peu jusqu’à Muir Beach, mais il y a une barrière qui sera fermée pendant la nuit à priori. Suite à l’expérience à Jasper, je préfère ne pas renouveler les parcs avec barrière. Je roule encore un tout petit peu. Pas beaucoup. Grande zone qui peut faire parking sur le bord de la route, c’est parfait. Exactement ce dont j’ai besoin. Je pourrais revenir jeter un oeil à Muir Beach demain matin, quand la lumière sera favorable.
Pour le moment, je redécouvre Pourquoi Pas ? et réapprend à m’y installer pour la nuit. Les vieux réflexes viennent vite. je pense que je vais bien dormir !















































