Archive for the ‘[Rocheuses Canadiennes]’ Category
Et hop, c’est parti pour 40 kilomètres
Le programme de la journée est à nouveau relativement simple. Quand on a une randonnée d’une quarantaine de kilomètres à faire, on ne planifie pas grand chose d’autre. Le réveil sonne à 6h du matin. Je me plaindrais pas trop : c’est la première fois depuis bien longtemps que j’ai besoin de mettre le réveil. Et puis… c’est quand même pour une bonne cause ! Je prendrais un peu de temps pour sortir du lit (la froideur habituelle du matin y est sûrement pour quelque chose). Virginie, elle, dort encore. J’ai préparé toutes mes affaires la veille au soir, pour ne pas avoir à la réveiller, son programme à elle étant pas mal moins chargé. En fait, je la réveille juste au moment de démarrer Pourquoi Pas ?, pour éviter que le bruit du moteur ne la réveille de façon désagréable ; comme on ne va pas très loin, elle continue de dormir somnoler sur la banquette arrière, pendant que je conduis le plus tranquillement possible. Arrivé au parking au début de la randonnée, je remets le rideau sur le pare-brise (pas trop le choix de l’enlever celui là pour conduire), enfile un pull, ma veste et 4 tranches de pain qu’on a eut la bonne idée d’acheter à Jasper la veille et qui est délicieux. Et puis mon sac à dos sur l’épaule, je fais le premier pas.
Le calcul est simple. J’ai 40 kilomètres à faire, avec 600 mètres de dénivelé. Si je fais du 3 kilomètres heures, ça me prendra 13h. Il est 7h quand je pars, je serais donc de retour vers 20h, c’est parfait. Il fera encore jour.
J’attaque d’un bon pas, me rappelant mon départ bien moins préparé l’année dernière. Cette année, j’ai même un repas de midi de prévu. Sauf que ça pèse lourd dans le sac à dos ! Des fois, se nourrir juste de barres de céréales, c’est plus léger !
Ce soir, on se couche tôt !
On essaie rapidement de trouver un petit chemin tranquille, mais c’est peine perdu. On s’offrira donc le luxe d’une nuit en camping. Divisé en deux, c’est pas mal très raisonnable. On est installé tôt. C’est parfait. Ça permet de faire à manger, un peu de rangement, et d’écrire. Ça permet aussi de faire la vaisselle : Pourquoi Pas ? a une réserve d’eau potable, mais pas de réserve d’eau sale. Tout ce qui coule dans l’évier fini par terre. Donc on n’essaie de ne pas faire la vaisselle n’importe où. Oui, on s’installe pour dormir à des endroits où on n’a pas forcément le droit, mais en même temps, on fait attention pour ne laisser aucune trace !
La nuit tombe à 20h30 avec le changement d’heure. Ça veut dire qu’il faut que je commence la balade très tôt demain matin pour être de retour avant la nuit tombée ! Ça va être dur. Mission pour ce soir, donc : ne pas se coucher trop tard ! En même temps, Burning Man commence dans à peine plus d’une semaine… donc préparer une liste des choses à ne pas oublier pourrait être une bonne idée !
La route jusqu’à Robson
Nouveau réglage des montres au moment de revenir en Colombie Britannique. Tout ça est un peu grisonnant, donc on roule sans vraiment s’arrêter, sauf pour faire une ou deux photos. Le Mont Robson n’est pas au rendez-vous quand on arrive au centre d’information touristique. Il a été remplacé par un gros nuage. Une fois de plus, j’espère que tout ça se lèvera d’ici demain !
Autre petit tour dans les rues de Jasper
Le programme de la journée est assez simple : Jasper puis Mont Robson. Les nuages disparaissent un peu, nous permettant de bien apprécier le paysage qui nous entoure. La fumée est partie ! On recommence à voir ! La température n’est pas remontée par contre. Il fait froid quand on arrive à Jasper.
On prend notre temps pour revisiter un peu la ville, en s’éloignant du centre. Il y a de jolies maisons, une très belle bibliothèque. En fait, dès qu’on s’éloigne des deux rues spéciales touristes, ça ressemble à un endroit parfait pour élever une famille. C’est apaisant, relaxant, et ça fait vraiment authentique et naturel. Une dernière petite pause internet, quelques emails, toujours aucune urgence, tout va toujours bien, on peut retourne en voiture.
La météo est incertaine. C’est sensé se dégager d’ici demain, mais pour le moment, c’est à nouveau couvert, avec quelques goûtes de pluie. Demain, je refais les 40 kilomètres de la Berg Lake Trail, au Mont Robson. Du moins si la météo le permet. 40 kilomètres sous la pluie, ça n’est pas mon truc.
Pocahontas
Une autre raison pour laquelle je ne voulais pas faire la route de nuit jusqu’à Jasper, c’est qu’il y a, à Pocahontas, un petit chemin dans la ville minière abandonnée, avec des petites explications. Ça peut être sympa, et bien commencer la journée.
On a pris sans le vouloir l’habitude (du moins la plupart du temps) de ne pas prendre le petit déjeuner là où on a dormi. On replie le van, et on refait les quelques kilomètres de la veille en sens inverse, pour manger un petit déjeuner à base de gruau (quelle idée d’en racheter aussi, franchement !) sur le parking de la balade de Pocahontas.
Finalement, il n’y a pas vraiment d’explication. Les brochures (autrefois en libre service) sont désormais à acheter au magasin à côté. De toutes façons, il ne reste pas grand chose, même des ruines. En fait, la balade vaut surtout la peine pour les magnifiques points de vues qu’elle offre sur la vallée. C’est beau !
J’ai le sommeil qui penche
C’est étrange de dormir dans un lit qui penche. En fait, on perd les repères habituelles des positions dans lesquelles on aime dormir. Pourtant, le van ne penche pas tant que ça, mais ça suffit à être déstabilisant ; du coup, je ne dors pas si bien que ça. Note pour plus tard : trouver un endroit plus horizontal pour garer Pourquoi Pas ? !
Le lit qui penche
Retour sur la route. Deux options : retourner à Jasper et l’AJ (en prenant le risque d’ouvrir le toit), mais ça veut dire refaire toute la route de nuit, alors que les paysages sont magnifiques, et que les caribous sont relativement nombreux, ou bien tenter de continuer un peu vers l’est (qui n’est pas du tout notre route) et sortir du parc national. On est à seulement quelques kilomètres de la limite. En dehors, plus de parcs nationaux, donc peut être plus de facilités pour trouver un chemin discret. On tentera cette option avec succès. À deux kilomètres à peine de la sortie du parc, un petit chemin nous emmène dans un bosquet d’arbres. On est relativement bien caché de la route, c’est parfait.
Je gare le van, sans vraiment réaliser qu’il penche un peu vers la droite. On s’installe rapidement, on se couche très vite également. C’est épuisant les hots springs ! Bruit de moteur ; une voiture s’engage sur le chemin. Non, là, franchement, le comique de répétition ça commence à… bon, ça va, il ne s’arrête pas, il continue. On s’endort, bercé par le bruit des camions sur la grande route, sur des lits qui penchent.
Quand le photographe commence à faire n’importe quoi
On reste pas loin de deux heures à discuter / se relaxer dans l’eau. C’est définitivement un petit bonheur. Et puis je découvre de nouvelles options sur mon appareil photo étanches, donc on se tape quelques délires bien ridicules avant de finalement se sortir de l’eau.
Oui, mon tit appareil à une fonction « panoramique automatique » acceptant jusqu’à trois images. Bon, les raccords ça vaut pas photoshop, mais c’est amusant pareil :

Mais surtout, je découvre l’option « faire une photo avec un cadre mais alors vraiment ridicule ». Et là, franchement, ça vire au n’importe quoi.

Miette Hot Springs
La route des sources chaudes quittent la route principale au niveau de l’ancienne ville minière de Pocahontas. Le nom nous fait évidemment bien rire, et on fait évidemment quelques photos, avant de s’engager sur une vraie route de montagne, avec de vrais lacets qu’il faut prendre tout pas vite. À chaque fois, je remercie Pourquoi Pas ? de monter tout ça sans le moindre problème. Il approche de son cent cinquante millième kilomètres, mais il mange la route sans aucun problème. On fait les pauses photos que l’on nous demande de faire (« regardez notre belle cascade », « regardez notre beau point de vue ») et surtout, on regarde à droite à gauche le petit chemin discret qui va s’éloigner et nous permettre d’avoir un endroit tranquille où dormir. On arrivera cependant aux sources chaudes sans rien trouver.
Miette, c’est l’une des dernières des rocheuses que je ne connaissais pas encore. Elle rentre parmi mes préférées, même si -samedi soir oblige- il y avait quand même pas mal de monde. Il y a deux piscines chaudes (40 et 35), ce qui est super agréable : rester trop longtemps à 40, c’est épuisant. Redescendre à 35, ça fait un bien fou. Et puis il y a deux piscines froides (26 et 20). À un moment, la chaleur me monte à la tête, et je vais faire un tour dans celle à 20. Il fallait bien que j’essaie un jour le chaud froid ! Je rentre jusqu’au nombril, mais ça me suffit. Je retourne vite dans celle à 35. Bande de barbares !
Maligne Lake
On continue jusqu’à Maligne Lake, en slalomant entre orages de grêles (c’est devenu une habitude !) et ciel bleu. Je me souviens en arrivant au lac de ce que l’on m’avait dit avant mon premier voyage : « Maligne Lake, c’est intéressant si tu fais une croisière en bateau ; sinon, ça ne vaut pas vraiment la peine ». Oui, maintenant que je le revois, ça me revient. C’est beau, mais c’est loin de valoir les 60 kilomètres (aller-retour) de détour ! Bon, bin tant pis, au moins, c’est fait !



















