La maison de Sarah et Gretchen
J’ai l’itinéraire pour aller chez Sarah et Gretchen. C’est très simple. Cette histoire de Gretchen me turlupine, parce que quand Sarah est venue me parler, elle était accompagnée d’un homme du même âge qu’elle, et avec qui j’avais échangé quelques mots en français. Mais dans mes souvenirs, Gretchen c’est pas très masculin comme prénom. Et puis je ne sais toujours pas si je vais accepter l’invitation ou non.
En fait, Sarah ne me laisse pas le choix. Quand je sonne à la porte, elle me fait rentrer tout de suite, me souhaitant la bienvenue. Elle me demande où j’ai garé le van. Je lui montre.
– Déplacez le ici, garez le juste devant notre maison, c’est pas grave si ça bloque nos voitures, on n’en a pas besoin ce soir. Comme ça, vous ne serez pas dérangé par les voisins : vous êtes chez nous. Entrez, je vous fais visiter.
La maison est très agréable. Il y a beaucoup de choses dans tout les coins. J’aimerais prendre mon temps pour regarder un peu plus, mais je n’ose pas. Elle me montre la salle de bain.
– La nuit, on ferme à clé à l’avant de la maison, mais venez, je vais vous montrer comment entrer par en arrière si c’est fermé à l’avant.
J’ai donc aussi le droit à la visite de la cour arrière, où vivent deux autres personnes, avec qui, si j’ai bien compris, il n’y a pas de lien de parenté. Et puis Sarah me représente Gretchen, que j’ai très brièvement vue tantôt. « Ma femme depuis trente ans maintenant ». D’accord, je comprends mieux.