Les aventures du Pourquoi Pas ?

Sur les routes d'Amérique du Nord, à bord du Pourquoi Pas ?

Et on dort près du lac


De retour au van, j’hésite un peu. Il est encore un peu tôt. Je pourrais reprendre la route, histoire d’avancer un peu. En même temps, ce lac était magnifique vu d’en haut, il le sera sûrement aussi vu d’en bas. Ma journée se terminera un peu tôt, c’est pas plus mal.

Je prends donc la route du lac. J’en ai pour 5 kilomètres environ. À mi chemin, je vois un magnifique ours traverser la route en courant. C’est le premier ours que je vois depuis le début du voyage ; il serait temps ! En même temps, quand je vois à quelle vitesse il court, je comprends pourquoi on dit que ça sert à rien d’essayer de courir plus vite que lui… enfin, moi je dors dans une grosse cage en métal, et dans ce contexte, les ours ne m’inquiètent pas trop. À vrai dire, je suis toujours garé « prêt à partir » : le fauteuil du conducteur est toujours dégagé, la clé est toujours sur le contact. Si Pourquoi Pas ? est pris d’assaut, ma solution est simple et efficace : « courage, fuyons ! ». Donc non, en effet, je n’ai pas trop d’inquiétude. Même si, c’est clair, j’aimerais éviter d’en arriver là !

Le lac, comme prévu, est magnifique. [Et il s’agrandira pour se faire encore plus admirer, sur un simple clic].

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Il y a bien un terrain de camping. Sur le panneau à l’accueil, là où on trouve habituellement les instructions, tout est vide. Je pense pas vraiment qu’on vienne taper à ma fenêtre pour la petite enveloppe demain matin… je m’installe confortablement. Il y a une autre voiture, un peu plus loin, mais c’est tout. Ça devrait être calme et tranquille cette nuit.

J’ai un petit creux. Justifié, j’imagine, par mon ascension du jour. Je me la joue donc grand luxe, avec un « bière et fromage » détonnant.

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Non. Pas de « S », ni à l’un, ni à l’autre. Je dois me contenter, pour tout fromage, d’un cheddar fort acheté la veille, alors que je rêvais de mordre à pleines dents dans un brie crémeux. Par contre, j’ai décidé de recommencer à utiliser le frigo. Oui, juste pour garder la bière au frais. Et alors, c’est bien suffisant comme raison, non ?

Et puis je m’offre une petite séance de jonglerie. Après avoir pratiqué à une puis deux massues, sans trop mal m’en sortir, j’en rajoute une troisième. C’est pas encore ça, mais ça rentre, tranquillement pas vite. Je passe un peu aux balles, pour changer. Ça, ça marche vraiment bien maintenant. En fait, le principal « hic » c’est qu’à priori, les balles de débutants que j’ai achetées sont trop légères. J’avais essayé avec des balles un peu plus lourdes, et j’avais encore mieux réussi.

La nuit tombant, je m’installe ensuite confortablement avec mon livre et mon ordinateur. Le temps de monter mes deux photos panoramiques, et d’écrire mes aventures du jour. Pendant ce temps là, mon appareil photo travaille tout seul, bien sagement.

Pour la première photo, il restait encore un tout petit peu de lumière du jour, et j’ai donc baissé l’ouverture, pour pouvoir quand même faire une exposition longue (40 minutes).

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Du coup, j’ai oublié de réaugmenter l’ouverture pour la deuxième. Dommage, parce que j’étais à nouveau plein nord. L’exposition est de 47 minutes. À cette taille, ça donne un résultat intéressant, mais en plus grand, on voit beaucoup de bruits. Je pense que c’est le fait de faire deux expositions longues de suite, qui fait chauffer le capteur. J’essaierais de me contenter d’une seule plus longue à l’avenir. Une exposition d’une heure et demi me paraît pas mal. Fait amusant : mon appareil photo me confirme quelque chose que je suis incapable de voir à l’oeil. Mais le petit rougeoiement, en bas à gauche de l’image, semble confirmer un incendie.

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