Un dimanche après midi sur le Mont Royal à Sydney
La tradition du dimanche après midi sur la montagne, à Sydney, est un peu différente.
D’abord, pour se rendre, on ne prend pas le métro :
Ensuite, on ne descend pas à la station Mont Royal, mais à Manly Warf.
Après, on réalise vite qu’il n’y a pas de montagne à l’horizon.
Et que ça manque de djembé.
En plus, là où on est allé, l’herbe elle poussait même pas !
Mais on s’est quand même fait notre premier meeting couchsurfing. Après un début un peu incertains (ça fera sûrement rire Simon d’apprendre qu’on a eut un énorme orage) on a finalement trouvé quelques couchsurfers égarés. Mais qui savait comment retrouver les autres couchsurfers non égarés. Que l’on a donc finalement rejoint.
J’ai même retrouvé une amie de Montréal. Le monde est petit, n’est ce pas ? Il ne manquait bien que les tams tams…
Un dimanche après midi sur le Mont Royal à Sydney
La tradition du dimanche après midi sur la montagne, à Sydney, est un peu différente.
D’abord, pour se rendre, on ne prend pas le métro :
Ensuite, on ne descend pas à la station Mont Royal, mais à Manly Warf.
Après, on réalise vite qu’il n’y a pas de montagne à l’horizon.
Et que ça manque de djembé.
En plus, là où on est allé, l’herbe elle poussait même pas !
Mais on s’est quand même fait notre premier meeting couchsurfing. Après un début un peu incertains (ça fera sûrement rire Simon d’apprendre qu’on a eut un énorme orage) on a finalement trouvé quelques couchsurfers égarés. Mais qui savait comment retrouver les autres couchsurfers non égarés. Que l’on a donc finalement rejoint.
J’ai même retrouvé une amie de Montréal. Le monde est petit, n’est ce pas ? Il ne manquait bien que les tams tams…
Prendre le bus à Sydney
C’est samedi, c’est la fin de semaine ; les habitants de Sydney vont à la plage. Tout comme les couchsurfers. Alors on s’est dit « et si nous aussi, on allait à la plage, histoire de narguer un peu nos amis à Québec qui sont sous la neige » ?
L’objectif semblait assez raisonnable après tout. Clovelly Beach, là où on aurait pu rejoindre un gars qui allait faire du snorkeling, c’est à peine à 8 kilomètres de chez nous. Un peu trop loin à pied ; et comme on n’a pas encore de roller ou de vélo, il ne nous restait que les transports en commun. Dont le principe est on ne peut plus simple. Et je vais de ce pas vous l’expliquer (en général, l’aspirine est dans la salle de bain ; c’est mieux de la préparer avant).
Jusqu’à présent, on avait eut à ne prendre que le train. Le train, c’est relativement simple : vous dîtes d’où vous partez, vous dîtes où vous allez, et on vous dit combien ça coûte. Question de distance. Vous avez des tickets aller simple, des tickets aller-retour, des passes quotidiennes, hebdomadaires, etc… le prix est en fonction de la distance, calculée en nombre de zone. C’est un classique, on était à Paris y a pas si longtemps, tout va bien.
Là où ça a commencé à se compliquer, c’est que pour aller à la plage, d’après le site internet des transports de Sydney, le plus simple c’est de prendre le train, puis le bus. Facile. Un train. Un bus. On est rendu. Oui, mais combien ça coûte ? Le site de la STM (Montréal) vous le dira. Même celui de la RATP (Paris) alors que le plan est complexe. Sydney, par contre, je pense que l’ingénieur qui avait prévu de programmer l’algorithme de calcul des prix s’est suicidé après 8 mois de travail.
- D’abord, sachez que les correspondances sont interdites entre les trains et les bus. Ça, ça m’a quand même pris 5 minutes à trouver sur le site internet. C’était prévisible, mais je voulais être sûr quand même.
- Si il y a des tarifs spéciaux pour les allers retours en train, il n’y en a pas en bus. Aller simple en train (courte distance) : 3.20$. Aller retour : 4,40$. À condition que vous revenez hors heure de pointe. Sinon, c’est plein tarifs le retour. En bus, par contre : aller simple : 2$, aller retour : 4 $.
Dans ma tête, le calcul paraissait simple : 4,40$ de train, 4$ de bus : 8,40$. Pour 7 kilomètres, environ 30 minutes.
Et si on essayait d’optimiser un peu ça ? Par exemple, au lieu de faire train + bus, on pourrait faire bus + bus. Avec un peu de chance, la correspondance est autorisée avec les bus… Cinq minutes plus tard, j’ai finalement réussi à trouver la réponse. Non, la correspondance n’est pas non plus autorisée sur les bus. En fait, la correspondance n’est jamais autorisée. Au moins, c’est simple.
Bon, mais il restait encore une option moins cher : 2 bus aller, 2 bus retour, ça revenait à 8$. Ça commençait à se préciser.
Jusqu’à ce que quand même, je me décide à vérifier autre chose. Parce que les bus aussi ont des zones. En fait, là encore, vous payez un bus en fonction du nombre de zones que vous traversez entre le point de départ et l’arrivée. Et là, forcément, ça se complique. Parce que les stations de trains, elles sont toujours à la même place. Mais un bus, on peut monter dedans n’importe où ou presque. D’après le site internet, « une zone de bus correspond environ à 1,6 kilomètres ». Facile donc : une fois à bord, je n’ai qu’à mesurer la vitesse moyenne du bus, chronométrer, et savoir combien de zones je vais traverser. Je suis bon en math, mes chances de survie avec la méthode ne sont pas nul. Mais pour le touriste qui malheureusement a voulu faire une carrière littéraire ?
Le littéraire, lui, il sait lire. Alors il profite du site internet. Il lit ; il cherche. Il regarde. Je finis par trouver l’information. Pour savoir le nombre de zones traversées, consulter le plan de la ligne d’autobus correspondant. Bon, ça prend un petit moment à trouver quelle ligne il me faut. D’abord, il faut trouver dans quel secteur vous allez, et télécharger la carte de secteur pour repérer votre bus.
Pour l’occasion, je reconnais être un peu mauvaise langue. En effet, j’avais déjà trouvé grâce à l’outil de calcul de déplacement quel bus je devais prendre. N’empêche, j’ai quand même eut besoin de me retrouver dans cette carte, quand j’ai voulu prendre l’option bus + bus.
Ceci fait, j’ai fini par trouver qu’il fallait que je consulte la ligne 360. Après un petit moment à chercher à nouveau, j’ai finalement trouvé.
Bon, au moins c’est plus clair. Et là, miracle. Le long de la ligne du 360, j’ai vu ces petits numéros. On part de la section 4, on va jusqu’à la section 7. C’est facile, c’est une question d’intervalle. Moi j’ai fait les études mathématiques. De 4 à 5 ça fait une section, de 5 à 6 ça fait deux sections, de 6 à 7 ça fait trois sections. Il nous faut donc un ticket trois sections.
Je tomberais un peu plus tard par hasard sur un mode d’emploi qui me dit « exemple : vous partez de 6, vous allez à 8, ça fait : 6-7-8 = trois sections ». Bon, eux ils ont pas compris le principe des intervalles. Sauf que là, évidemment, vue la distance parcourue, on ne parle plus de billets à 2$, mais de billets à 3,30$.
Donc, si on résume, pour savoir combien va vous coûter le transport, c’est très simple :
- utiliser le calculateur de déplacement, pour trouver un itinéraire qui vous convient
- si vous avez un déplacement en train, regardez sur le site du train le tarif pour aller de la station 1 à la station 2
- si vous avez des déplacements en bus, notez pour chaque ligne où vous embarquez, et où vous débarquez, ainsi que le numéro de la ligne
- télécharger le plan de chacune des lignes de bus correspondantes
- repérez sur chaque ligne votre point de départ et d’arrivée. Comptez le nombre de zones traversez. Consultez le tableau des tarifs correspondants.
Ça, franchement, si ça vous donne pas envie d’utiliser les transports en commun après ça ! Ça va que j’ai pas grand chose à faire, qu’on est samedi après midi, et que je sais à peu prêt me retrouver sur des sites internets mal conçus qui vous font rebondir sur trois quatre pages différentes quand vous cherchez une information.
Conclusion ? 4,40$ d’aller retour en train + 6,60$ d’aller retour en bus. 11$ pour aller faire du snorkeling ? On va passer notre tour. Non, à la place, on va plutôt aller profiter du jardin botanique, qui est à 20 minutes à pied d’ici, et qui est gratuit !
Et le plus tôt possible, je vais m’acheter des rollers.
Et puis tout n’est pas perdu. Demain, on rejoint des couchsurfers pour aller faire un bbq à la plage. Mais là, on y va en ferry !
Aujourd’hui, j’ai acheté l’internet
Après plusieurs jours d’hésitations et de documentation, c’est fait. On a enfin internet à la maison. En fait, on peut même avoir internet un peu partout où on veut, avec un magnifique modem wifi qui se connecte au réseau 4G australien. On fera donc probablement sans téléphone. Ou peut être qu’on achètera un portable. C’est à voir.
En tout cas, pour le moment, internet marche bien, et vite !
Un peu plus en profondeur dans les rues de Sydney
Le temps passe à la fois vite et lentement. Le plus important a été fait. On est sûr de ne pas dormir sous les ponts. Mais il en reste encore pas mal à faire dans la liste des choses pratiques. Accès internet, téléphone, changer l’abonnement pour l’électricité, ouvrir un compte en banque… et trouver du travail. Parce que sans travail, il est possible qu’on ne garde pas notre appartement bien longtemps !
Alors pendant que j’apprends à servir de l’alcool de façon responsable, Iris, de son côté, apprend à faire le café dont vous aurez besoin le lendemain matin, si je ne me montre pas assez responsable.
Responsable, d’accord, mais encore ? Le gouvernement australien a décidé d’essayer de diminuer les effets de l’alcool sur sa population. La consommation de bières semble, d’après nos premières observations, un passe temps assez répandu. L’Australie se classe 12e au monde en terme de consommation d’alcool par habitant. Loin derrière un certain nombre de pays d’Europe… une loi, la Liquor Act 2007 a donc été adoptée. En 2007, comme vous l’avez sans doute devinez. Son objectif : rendre les consommateurs plus raisonnables. Par la responsabilisation des serveurs. Toute personne ayant à vendre ou à servir de l’alcool en Australie doit donc passer le RSA (Responsible Service of Alcohol) ; ça consiste en une formation de 6 heures, au cours de laquelle on vous parle des effets de l’alcool, et de toutes les lois qui l’entourent. Six heures relativement longues et ennuyeuses dans l’ensemble, mais qui sont désormais derrière moi. Me voilà rendu un serveur responsable. Ouf !
En fait, la chose la plus notable dans la loi australienne, et l’interdiction de servir/vendre de l’alcool a une personne ayant trop bu. Il est de la responsabilité du serveur/vendeur de dire « non, désolé, vous avez trop bu, vous devez vous en aller maintenant » ; et dans le même temps, proposer d’appeler un taxi, ou insister pour prendre le bus. Dans les faits, je n’ai pas encore vu comment ça se passait. On verra bien.
Moi, en tout cas, j’ai mon RSA, et j’ai donc pu porter mon CV dans la petite épicerie fine / restaurant simple qui vend du fromage, du vin et de la bière, à deux minutes d’ici. Je passe en test jeudi après midi. On verra si ça abouti sur quelque chose ou pas !
À côté de ça, l’immersion dans Sydney continue. Je commence à ressentir la ville. La façon dont elle vibre, dont elle vit. Je n’en ai que des aperçus pour le moment. Un peu flous et indistincts. Donc je préfère continuer d’attendre avant d’en parler plus. Pouvoir traverser Sydney en moins de 30 minutes à pied depuis l’appart, ça fait que j’ai déjà effectué la traversée un certain nombre de fois. À prendre le pouls de certains quartiers, à regarder les immeubles qui gratouillent les immeubles tout la haut. Et simplement à regarder, respirer, écouter… le plan commence à être assez précis dans ma tête également. Bref… fidèle à mes habitudes, je prends le plus de temps possible pour découvrir…
Et puis Sydney, c’est une ville où il y a des feux d’artifices certains soirs, alors forcément, en temps que montréalais, je ne peux pas vraiment rester indifférent !
Et on continue à découvrir tranquillement la faune de Sydney. Avec un modèle local d’écureuil :
Une première semaine à Sydney
Bon, le retard sur le voyage à Bali est quasiment complètement rattrapé. Il ne reste plus qu’à rajouter quelques vidéos, ce qui ne saurait tarder. Mais rendu là, il est temps aussi de passer aux choses sérieux : Sydney.
Parce que bon, hein… après tout, c’est quand même un peu pour ça qu’on est parti ! Et le temps passe tellement vite que ça fait déjà une semaine que notre avion s’est posé, avec délicatesse, à l’aéroport. On a récupéré nos bagages sans problème, ma flûte n’avait pas de bobos, et Alyson, l’amie d’Iris qui devait nous héberger au début du séjour, était bien là.
Normalement, quand je suis en voyage, surtout dans une ville, en une semaine, j’ai eut le temps d’en faire huit fois le tour. Mais pour l’occasion, c’est quand même un peu différent. L’opération « tourisme » est reléguée à la deuxième place. Parce qu’il y a beaucoup d’autres urgences pour le moment : trouver un appart, trouver un job, arriver, ouvrir un compte en banque, faire quelques démarches administratives… Je m’étais donné une semaine pour que l’on se trouve un appartement. Chiffre un peu au hasard, ne connaissant pas la situation immobilière à Sydney, et qui représentait plus un idéal. Posé devant les petites annonces, un téléphone à la main.
Au final, on n’aura pas fait tant de visites que ça. Arrivant de Montréal, je ne peux pas m’empêcher de trouver les appartements chers. Et relativement vétuste pour le prix. Y’en avait bien un au trentième étage, avec une vue vraiment superbe sans vis à vis et, à priori, une piscine sur le toit au quarantième. Mais en même temps, il était pas si propre et si beau que ça. Et puis bon, le prix était un peu trop élevé quand même. À la place, on s’est finalement retrouvé au premier étage, dans Elizabeth Bay. Un des quartiers à priori les plus dynamiques ; pas très loin des endroits où tout le monde sort. Si tout se passe bien, on devrait pouvoir être en une demi heure ou moins absolument partout. Plage, opéra, jardin botanique, centre ville… maintenant que l’on est en plein centre ville, on devrait pouvoir vérifier tout ça rapidement.
Là encore, l’appartement est un peu vétuste, et pas bien grand. Studio une pièce. Si on considère que l’on paie plus cher que l’appart que je partageais avec Estelle, des fois, on se pose des questions. Mais bon, ça nous plait, c’est tranquille, on devrait être bien, et on y emménage aujourd’hui même. On a trouvé notre appartement en une semaine. Objectif atteint. « Emménager » est un bien grand mot. C’est meublé, équipé. Alors il va nous falloir acheter une paire de draps, un rideau de douche, et c’est tout pour commencer. Parfait.
Prochain objectif, prochaine deadline : encore une semaine pour trouver un job. J’ai envoyé pas mal de CV à des agences de graphisme, mais je n’y crois pas trop. J’espère quand même, on verra. Mais maintenant que l’on sait où l’on habite, on va pouvoir sillonner le quartier, les CVs à la main. On verra ce que ça va donner !
Bon… c’est bien beau la vie pratique, mais… et Sydney dans tout ça ?
Personnellement, je trouve la ville magnifique ! Il faut juste que je m’habitue aux pigeons du coin, ensuite ça ira mieux.
Maintenant que l’on a un chez nous, on va aussi commencer à s’impliquer dans les événements couchsurfing et le reste. Bref, je vous reviens bientôt avec une première opinion sur la ville !
Bali pratique 3/3 : le marchandage
Bali est un pays où tout les prix se discutent. Et même si jamais il pouvait vous arrivez d’oublier, on va vous le rappeler : « c’est le prix que je vous propose ; mais vous, vous demandez moins maintenant ». Marchander un prix, ça n’a jamais été vraiment mon truc. Surtout quand, à la base, les prix sont déjà pas chers. Mes débuts ont donc été un peu aléatoire et peu fructueux. Je savais pas trop comment faire, ni quoi dire. J’y allais donc un peu au hasard. Pas évident non plus de négocier le prix de quelque chose dont vous ne connaissez pas la valeur. Du coup, notre premier achat a été un fiasco total, et notre vendeuse a du bien rigoler ; comme avec tout les touristes qui passaient chez elle. Parce qu’un sarong, tout le monde vous dira qu’il faut absolument en acheter un, mais on ne vous dit pas combien vous allez le payer. Alors comme je suis quelqu’un de bien, sachez qu’un sarong ça peut se trouver dans les 30,000 roupies quand vous vous éloignez de Sanur/Jimbaran/Kuta. Pour le reste, vous verrez rapidement les prix qu’on vous propose, et comment ça peut évoluer.
Après un moment, je me suis rendu compte que négocier juste pour payer moins cher ne m’intéressait pas. Mon but était de décider quel prix je voulais payer, et essayer de l’atteindre. J’ai vu des gens négocier de façon très agressive. Dire un prix sans sourire, refuser d’en changer, et faire baisser les prix ou partir. Cette approche ne me plait pas. Considérant que ce que l’on achetait était déjà pas cher, j’ai préféré l’approche où je visais un prix, mais où j’étais prêt à quand même payer un peu plus. En faisant tout ça avec le sourire, j’ai eut des bons résultats, et des échanges des plus agréables.
Les vendeurs utilisent régulièrement l’expression « for luck » (pour la chance) : après que vous ayez dit votre prix, ils vont le remonter un tout petit peu, en ajoutant « for luck ». Le petit billet supplémentaire est supposé leur porter chance, et ils l’apprécient énormément. N’hésitez pas à leur donner ! Je me suis moi même mis à le faire sur le tard : après avoir négocié un prix, donner juste un peu plus en leur disant que c’est pour leur porter chance ; on vous remerciera d’un sourire à vous faire craquer ! Après une négociation un peu longue au cours de laquelle j’ai réussi à forcer une dernière fois la vendeuse à baisser son prix, je lui ai finalement donner le dernier prix qu’elle demandait plutôt que celui que j’avais obtenu. Je pense qu’il est vraiment important de ne jamais oublier que deux euros, si pour nous ça n’est rien, pour eux c’est un repas complet.
Négocier, avec un peu de temps, devient une forme d’échange agréable si vous le fait avec le sourire et en respectant la personne en face. C’est l’une des formes d’interaction les plus présente. Mon seul regret ? Ne pas avoir appris les chiffres en indonésiens. Je pense que ça aurait rendu les échanges encore plus sympa !
Bali pratique 2/3 : les gens
J’ai eut un peu de mal lors des premiers contacts avec les balinais. Je les ai tout de suite trouvé extrêmement souriants, sympathiques, agréables… et toujours avec quelque chose à vendre ensuite ; c’est venu assez rapidement altérer la vision que j’en avais. C’est bien d’être souriant et sympathique, mais si c’est dans le seul but de vendre quelque chose…
Et puis finalement, on s’y habitue tranquillement. On se rend compte que c’est naturel pour eux d’être comme ça. Beaucoup ont des choses à vous proposer, en effet, mais ils ne se déguisent pas en vendeur souriant. Ils sont, en effet, naturellement souriant. Les services à proposer, les objets à vendre, ne sont que secondaires, et même si vous n’achetez rien, le sourire restera.
Nos échanges avec les balinais ont malheureusement été limités. Nous n’avons pas eut le temps/patience/courage/motivation pour apprendre l’indonésien, et si beaucoup parle anglais, ça reste un anglais assez basique et utilitaire. Tout comme l’aurait été notre indonésien vu le peu de temps dont on disposait. La barrière linguistique, du coup, a quand même limité les échanges ; pas de grandes discussions philosophiques, ou de sujets un peu poussés. Juste des discussions « pratiques » ce qui est quand même un peu dommage.
Le sourire reste un élément prépondérant des échanges avec les gens. On nous l’a dit à un moment : « les gens vont peut être vous regarder bizarrement dans les endroits moins touristiques ; souriez leur, ils verront que vous êtes de la famille, ils vous souriront en retour, et vous serez les bienvenus ». Ça a été vérifier. Les sourires ont toujours trouvé réponse. Une réponse sincère, chaleureuse, et accueillante. Les balinais sont définitivement accueillants. Que ce soit dans les hôtels ou les restaurants, on vous réservera (à quelques rares exceptions) un accueil chaleureux. Si vous répondez avec enthousiasme et sourire, la réaction en face ne sera que plus sympathique. Plus j’ai souri aux gens, plus l’interaction était agréable. Et puis sourire, ça fait tellement du bien après tout.
Un autre trait commun, c’est une honnêteté assez omni présente. À part une mauvaise expérience à la consigne de l’aéroport de Bali, que je déconseille du coup fortement, nous n’avons eut aucun problème. Le coup du bateau sur Gili Trawangan n’était pas une escroquerie mais un malentendu. Et une mauvaise anticipation de ma part. Nous avons toujours eut ce que l’on nous a promis (cascades magnifiques, hôtels pas chers…). Évidemment, ça ne veut pas dire de ne pas faire attention. Je pense que les balinais pratiquent plus ou moins volontairement le mensonge par omission. Mais si quelque chose est dit, en général, c’est vrai.
Bali pratique 1/3 : la conduite
Je n’ai conduit que 570 kilomètres en 10 jours. C’est à la fois peu, et beaucoup, si l’on considère qu’on a fait le tour de la moitié de l’île. Malgré les commentaires négatifs de certains voyageurs, je trouve que la voiture est un excellent moyen de transport, y compris à Bali. Par contre, il est vrai que cela demande une certaine préparation. Surtout psychologique.
- Avant tout, il faut quand même savoir que les balinais ne sont pas plus suicidaires que les autres habitants de la planète. Ils conduisent de façon un peu imprévisible, mais on finit par s’y faire. Le scooter qui déboite juste devant vous ne veut pas mettre fin à ses jours. C’est sa façon de faire et, en règle générale, ils ont l’air de savoir ce qu’ils font.
- Pour avoir le droit de conduire à Bali, il faut passer le code. Ça se passe dans un poste de police. Si jamais vous avez raté l’examen, vous pouvez quand même l’obtenir pour une petite somme d’argent. Autant dire qu’il n’y a pas de code de la route à Bali. Quelques panneaux, mais ils sont bien rares. Ils vont vous indiquer -parfois- la limite de vitesse, un sens unique, ou l’autorisation de tourner à gauche aux feux rouges. Ce que vous verrez le plus souvent, c’est des pancartes/signes/barricades « hati hati ». Ça veut dire « attention ». À vous de devinez à quoi il faut faire attention. En général, c’est un énorme trou sur le milieu/bord de la route
- La route, justement, est un espace public. À ce titre, il appartient à tout le monde, et vous pourrez y trouver toute sorte de chose. On pourrait classer ça de la façon suivante : 70% d’obstacles mobiles, 30% d’obstacles immobiles. Dans ces choses qui se déplacent, on peut trouver des scooters (60%), des voitures (20%), des vélos (5%), des piétons (5%), des carrioles tirées par des chevaux (5%), des animaux (5%). Parfois dans le bon sens, parfois à contre sens. Côté immobile, vous aurez le droit à des gens assis sur le bord/milieu de la route (40%), des tas de sables/cailloux/terre (30%), des pancartes « hati hati » (15%), des véhicules qui manoeuvrent (10%), des trous (5%). Bref, partez du principe que vous ne saurez jamais trop ce qui va apparaître, et que le meilleur endroit pour un Balinais pour s’arrêter discuter, c’est en plein dans un virage.
- Il y a toujours plus lent que vous. Alors surtout, ne soyez pas pressés, soyez zen, et prenez votre temps. Comptez une vitesse moyenne dans les 30 à 35 kilomètres heures maximum. Et ne vous compliquez pas trop la vie à essayer de doubler. Quand vous allez enfin avoir une zone sécuritaire, le véhicule devant vous va lui aussi vouloir faire un dépassement d’un autre véhicule encore plus lent.
- À Bali, il est important d’avoir en permanence une main sur le volant, une sur le levier de vitesse, une sur le clignotant et une sur le klaxonne. Une main sur la manette pour faire des appels de phares peut aussi être une bonne idée. Il est aussi important de toujours avoir un oeil devant et un oeil derrière. Vous serez en permanence doublés par des véhicules (en général des scooters) qui se moquent bien que vous ayez mis vous même votre clignotant à droite pour faire un dépassement.
- Sur la route, ça klaxonne beaucoup, et c’est une bonne habitude à prendre. En scooter, klaxonner me faisait un peu l’effet d’un sonar de dauphin. Le son du klaxonne du scooter me permettait de me situer dans la masse de véhicule. En voiture, klaxonner permet de prévenir que vous changez de file (le clignotant est généralement ignoré) ou que vous vous apprêtez à effectuer un dépassement (les rétroviseurs sont généralement ignorés).
Voilà pour un petit résumé pratique. Conduire à Bali reste très souvent stressant et demande beaucoup de concentration, surtout en zone urbaine. Dans les endroits plus isolés, il y a moins de véhicules, et moins de gens sur la route, c’est quand même plus agréable. Même si la conduite à Bali n’est pas impossible, je conseillerais quand même :
- Ne pas louer une voiture en arrivant. Au moins les trois ou quatre premiers jours, faites vous transportez. Les bemo et les taxis ne sont vraiment pas chers. Ça vous permettra de vous habituez, et d’observer comment ça fonctionne.
- Pour conduire à Bali, il faut être sûr de ce que vous faites : ne pas hésitez à s’engager sur une route avec beaucoup de trafic ; personne ne s’arrêtera pour vous laisser une chance. Ne pas non plus avoir peur de forcer un peu un passage, ou de doubler un peu serré. La conduite est assez nerveuse, même en même temps, le chauffeur doit rester tout le temps parfaitement calme.
- J’ai beau être un grand amateur de boîte à vitesses automatique, pour l’occasion, je déconseille plus que fortement. De toutes façons, je ne pense pas que l’on puisse en trouver.
Enfin, n’oubliez pas que vous n’êtes pas chez vous. Vous êtes un touriste, et vous êtes riches. Alors forcément, en cas d’accident, vous serez en tord et on vous demandera de débourser de l’argent. Ça aussi, ça fait partie du jeu. Gardez le en tête ; si vous n’êtes pas prêt à accepter de payer alors que vous êtes aucune responsable, peut être que vous êtes mieux d’éviter de conduire, pour éviter les mauvais souvenirs.
Dernière journée à Bali
Dans un hôtel grand luxe, avec un lit gigantesque, et une salle de bain où l’on pourrait presque se perdre, on dort bien. Mais pas spécialement mieux que dans le bungalow huit fois moins cher de la veille… par contre, on a un choix de petits déjeuners assez sympa, alors on en profite et on apprécie !
Et puis on retourne à la chambre, histoire de refaire tout les bagages. Cet énorme tas de bordel doit tenir dans un nombre limité de sac… et on y arrive. Après une bonne heure quand même ! Un petit tour rapide en photo de l’hôtel avant de reprendre la route.
Aujourd’hui, le programme est simple et chargé : on doit prendre l’avion à 22h. Donc être à l’aéroport à 20h. Il reste un temple que l’on veut voir dans le sud : Uluwatu. Temple réputé pour les spectacles organisés à la tombée du jour. Généralement vers 18h. Pour une durée d’une heure. Le tout étant situé à une demi heure de l’aéroport environ. Bon, bin si on calcule, ça se tient. Dans la théorie. Dans la pratique, on verra bien !
Quand à ce que l’on va faire pour meubler l’après midi, c’est assez simple : essayer de se trouver une ou deux jolies plages avec des jolies vagues, et en profiter au maximum.
La presqu’île du sud de Bali est hyper touristique et ça paraît. Construits dans tout les sens. Hôtels, restaurants, resorts gigantesques… rien de très inspirant en fait ! Jusqu’à ce que l’on arrive à quitter la route principale pour se diriger vers la plage. On en trouve une qui nous plait. Avec des jolies vagues. Des vagues assez énormes en fait. On a un peu du mal à se mettre à l’eau ; pas à cause de la température, mais de la taille des vagues. Et puis on y arrive. Je m’écarte un peu du bord pour m’amuser dans les rouleaux. Iris regarde de loin. Je me fais brasser un peu ; avant de finalement ressortir de l’eau, complètement crevé.
Une plage, ça fait du bien. Mais deux, c’est mieux, non ? Alors après une petite pause repas, on se dirige vers une autre plage : celle de Padang Padang. Plage très connue. Si si, je vous assure. C’est la plage où se balade Julia Roberts dans « Mange prie aime ». Plage assez jolie, et surtout très familiale. Ambiance agréable, eau chaude, petite vague. On adore !
Et puis le temps passe. Vite. Le soleil commence à baisser à l’horizon. On prend donc la route d’Uluwatu. Il y a pas mal de gens au temple. Pas mal de singes aussi. On arrive juste à temps pour le coucher de soleil, et le spectacle qui commence juste après.
L’emplacement du temple est magnifique, avec la falaise qui tombe dans la mer, et la lumière de fin de journée qui est tout simplement superbe. On regarde un peu à l’accéléré par contre, pour ne pas rater le début du spectacle. On réalise très rapidement que l’on va voir un autre spectacle de Kecak Dance ; comme à Ubud. En fait, on va revoir exactement la même histoire. Bon, bin c’est parti alors !
En fait, on accroche un peu mieux pour l’occasion. Mieux jouer ? Mieux danser ? Je sais pas trop. Moi, ça continue à me fasciner. Et puis avec le mode d’emploi (on a un résumé de l’histoire sur une feuille écrite presque en français) on comprend quand même mieux !
Et puis quand vient le moment de s’amuser avec le feu, ça ressort mieux. Et le photographe, là, il est tout simplement heureux !
Voilà qui vient conclure à merveille cette dernière journée balistique ! On suit la horde de gens qui retournent aux voitures. On embarque dans la notre, on s’engage dans le trafic. Une heure pour faire 25 kilomètres ça devrait le faire en principe. Sisi, on y croit… ça avance, plus ou moins vite. Plutôt moins que plus… Je finis par m’inquiéter un peu ; à tord. On arrive à l’aéroport avec 3 minutes de retard. On a quand même mis un peu plus d’une heure !
On rend la voiture, on enregistre les bagages. Je passe à deux doigts de m’engueuler avec le type de la sécurité qui refuse que j’amène ma flute dans l’avion. Consigne de sécurité jetstar. Ma flute est un objet dangereux. Évidemment, s’engueuler avec un type de la sécurité, c’est la meilleure façon de ne pas prendre l’avion. Je range donc ma flute dans mon sac.
On passe la sécurité, on prend le temps de manger un peu. Comme d’habitude dans les aéroports : on enchaine période de stress où tout doit aller vite, et attentes longues et chiantes.
Et puis finalement, on est dans l’avion. On s’installe comme on peut. Demain, on se réveille à Sydney. Je ne m’y suis pas encore fait je crois. Et pourtant, ça va se faire pour de vrai !













































































