Les aventures du Pourquoi Pas ?

Sur les routes d'Amérique du Nord, à bord du Pourquoi Pas ?

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Medecine Lake

Juste après, il y a Medecine Lake. Le lac qui se vide en hiver, parce qu’il n’est pas étanche et ne se remplit pas assez vite. En été, par contre, il est plein. C’est pas mal différent, et pas mal plus beau dans ce contexte ! Et puis le soleil semble réussir à percer les nuages.

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La version vide ?

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Maligne Canyon

Histoire de rester dans les classiques, on se dirige ensuite vers Maligne Lake. Je connais la promenade de Maligne Canyon, que je recommande à Virginie. Je la dépose au début, tandis que je vais courageusement l’attendre à la fin avec le van. La partie la plus touristique. Pendant qu’elle marche courageusement, je jongle un peu, je range le van, j’écris tranquillement. Et puis je sors quand même jeter un oeil sur le canyon. Le parking est parfait pour les touristes. Le canyon est à quelques centaines de mètres à peine. Je fais donc mon touriste, quelques photos, avant de revenir au van, où je retrouve Virginie.

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Un petit déjeuner sur le bord du lac Pyramide

Note pour plus tard : on peut sans doute dormir à deux à l’étage, mais le rez de chaussée est définitivement trop étroit pour dormir à deux. J’ai dormi au dessus de l’aile de la voiture, il y a un trou à ce niveau là dans le matelas. Bref… nuit plutôt mauvaise. Enfin… au moins, personne ne nous a dérangé. On replie rapidement tout ça. La veille, on a repéré une boulangerie qui a l’air d’offrir pas mal de choses, ainsi qu’un accès internet. L’idée d’un pain au chocolat avec un chocolat chaud me tente au plus haut point. J’en profiterais pour regarder mes mails, et on se fera un début de journée tranquille.

On tourne un peu en rond avant de retrouver la place. Faut dire qu’avec ses deux rues, le plan de Jasper est pas mal compliqué ! Par contre, les lieux semblent très populaire en ce samedi matin. On n’aura très clairement aucune table de disponible. Dans ce contexte, autant aller manger du gruau sur le bord du lac Pyramide (douce vengeance !). Petite vérification avant : la veille, j’ai vu une dame assis dans la rue avec son ordinateur. On va vérifier. Oui, il y a bien un réseau ouvert ici. Parfait. On fait une petite vérification rapide habituelle. Tout le monde est en vie, tout le monde sait qu’on est en vie, parfait. Direction le lac.

Petit gruau rapide sur le parking, puis petite promenade pour se réveiller sur l’île. C’est amusant… tout cela à un petit goût de pèlerinage pour moi. Revoir les mêmes lieux, les mêmes paysages… enfin… presque les mêmes paysages : la fumée est toujours là, et c’est très dommage. Un paysage de montagne quand on ne voit pas les montagnes, ça perd beaucoup. Je propose à Virginie la possibilité de rester un jour de moins à Jasper, et de tracer tout de suite vers Mount Robson, mais ça ne l’enthousiasme pas trop. On verra comment le temps évolue.

Pas de soucis, je sais où on peut dormir

Pour ce qui est du couchage, je n’ai pas vraiment d’inquiétude. Je me souviens de plusieurs départs de route et de petits parkings sympas quand j’étais venu la première fois. On opte pour le parking à côté du lac Pyramide. Comme ça, on aura une très jolie vue en prime au réveil. À l’entrée, il y a une barrière, et un panneau « aire d’utilisation diurne seulement ». On hésite, et puis on décide de s’installer quand même. Le van est monté, tout est installé. On discute un peu, je monte me coucher. Moteur de voiture qui approche. Ça n’est pas très bon signe. À moins, peut être, que ce soit quelqu’un qui ait les mêmes motivations que nous. J’ai quand même un pressentiment. Je redescends. Girophare. Oups. Là, ça s’annonce moins bien.

Le garde frappe à la porte du van. J’enlève les rideaux, et sors.

– Vous savez qu’il est interdit de dormir en dehors des campings dans les parcs nationaux ?

– Ah bon ?

– Oui. Vous devez aller dans un camping. En plus, là, je venais fermer la barrière. Le camping le plus proche est (…) .

– D’accord, désolé, on savait pas. Donnez nous deux minutes, le temps de replier tout ça.

– Bien sûr, pas de problèmes.

Le garde est vraiment sympathique. On en reparle un peu plus tard avec Virginie. C’est l’une des raisons pour laquelle j’aime mon Pourquoi Pas ?. Je suis persuadé qu’il attire la sympathie des gens. Un van noir à petits pois verts, on ne peut pas vraiment être des méchants. Juste des jeunes bien cool et fauchés. Je me dis que si le garde était tombé sur un VR/autobus à 500 000 $, il n’aurait peut être pas eut le même comportement. Toujours est il que, note pour plus tard : quand il y a des barrières, ils les ferment la nuit, et ils viennent vérifier avant de fermer. Très mauvais endroit où dormir donc. Juste avant de partir, je redemande confirmation au garde. Dans tout les parcs nationaux, le campings est autorisé uniquement sur les sites aménagés. Ok. Il y a sans doute une tolérance assez grande pour les vans noirs à petits pois verts, vu que jusqu’à présent, on n’avait jamais eut de problème.

En attendant, on doit se trouver un autre endroit où dormir… ni Virginie ni moi n’avons envie de payer le camping. Mais si on retombe sur un garde, le même ou un autre, ça pourrait être problématique. Je pense à une autre alternative : le parking de l’auberge de jeunesse. On pourra toujours prétendre que l’on est arrivé tard, que l’accueil était fermé, et qu’on a dormi dans le parking, n’ayant pas le choix…

On se dirige donc jusqu’à l’auberge de jeunesse. La route de nuit nous permet de croiser un cerf aux bois magnifiques, et trois jeunes caribous. Le parking de l’AJ est un peu en retrait, c’est relativement discret. Mais pour ne pas attirer trop l’attention (une fois ça suffit) on décide de ne pas ouvrir le toit. Ce soir, on dormira tout les deux au rez-de-chaussée. C’est plutôt étroit, mais ça devrait suffire.

La poutine de Jasper

La ville est toujours aussi amicale et sympathique. J’ai préféré mon deuxième passage à Banff ; le fait d’y être avec des gens, dans un esprit plus festif y est sans doute pour beaucoup. Mais Jasper fait quand même beaucoup plus naturel. On trouve une petite place confortable pour Pourquoi Pas ?, et on va marcher un peu en ville. Lentement, pas pressé. On fait quelques visites de magasins de souvenirs, on repère où on peut avoir des accès internet. L’idée d’un restaurant nous tente bien tout les deux, mais on reste le plus low profil possible au niveau du budget. Virginie a des envies de frites. Comme bien souvent, les envies des autres sont contagieuses. Après avoir fait un tour complet du centre ville et de tout les restaurants (c’est l’avantage des petites villes), on s’installe pour quelques minutes dans un simili fast food. Virginie devant sa fritte, et moi devant ma poutine, avec du vrai fromage en grain ! Je trouve très amusant de voir que l’on trouve maintenant de la poutine partout au Canada. Une fois de plus, la culture Québécoise s’impose discrètement, sans que personne n’en ai vraiment conscience. Un jour, la poutine conquérera le monde !

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La route des glaciers

Malgré nos agapes de la veille, le réveil n’est pas si tardif que ça, et la fermeture du van toujours aussi rapide. On a juste quelques courses à faire, passer dire au revoir à Liz à sa job, faire le plein d’eau (ça passe beaucoup plus vite à 2 !), faire le plein d’essence (prochaine station : 90 kilomètres) et puis finalement prendre la route.

Ça traîne un peu ; ça s’éternise. Je sais que tout seul, les choses seraient expédiées beaucoup plus rapidement… enfin, c’est aussi ça de voyager à deux. On arrive quand même à décoller après avoir fait tout ce que l’on avait à faire. Il y a un couple d’autostoppeur sur le bord de la route. Évidemment, on s’arrête. Comme dit le gars « j’étais sûr en voyant ce van qu’il allait s’arrêter ». Sauf que eux ils vont à Canmore, et nous Lake Louise, de l’autre côté. À priori, ils sont comme moi : ils aiment rajouter un peu d’aléatoire dans leur vie. Ils vont aller faire un tour à Lake Louise eux aussi. On les embarque donc. Tylor et j’ai oublié son nom. Décidément, ça va mal ! On discute un peu, ils sont bien sympas. Les deux travaillent à Canmore depuis quelques temps. Comme tout le monde ici, ils ne sont que de passage. On les laissera donc à Lake Louise, avant d’attaquer la route des glaciers. Enfin non. Pas tout de suite. On commence par un petit 30 minutes d’embouteillage (ils sont en train de refaire toute la route dans le secteur) avant de finalement attaquer la montée le long de la rivière Bow.

Le seul problème, c’est que la visibilité est vraiment très réduite. Un peu comme l’autre jour dans Yoho, une brume étrange recouvre un peu tout. J’aurais finalement confirmation que mon impression première à Yoho était la bonne. Il semblerait que la Colombie-Britannique soit présentement en train de brûler, un peu partout. On est donc sous un nuage de fumée des plus impressionnants ! Dans ce contexte, la route des glaciers perds quand même pas mal en intérêt. Je me rends compte que j’ai été très chanceux en la faisant au printemps : il faisait relativement chaud (surtout si on compare à aujourd’hui, où on n’a pas vraiment envie de sortir de la voiture), le ciel était bleu, et les montagnes étaient blanches. Après tout, la haute montagne et les glaciers, plus il y a de neige, plus c’est beau ! Je redécouvre les paysages avec grand plaisir, mais quand même une petite trace de déception.

On s’arrête au centre d’interprétation du champ de glace Columbia. Je me souviens de pas mal tout, mais je trouve ça vraiment intéressant, et je trouverais dommage que Virginie passe à côté. Une fois de plus, je suis impressionné par les bornes indiquant l’emplacement du glacier au fil des années. Il fait vraiment froid dehors ; j’attends donc lâchement Virginie, bien au chaud dans la voiture, pendant qu’elle va voir le glacier de plus prêt. Moi je regarde mes photos du printemps précédents. C’est plus blanc, et plus beau ! Et puis un peu de lâcheté de temps en temps, ça n’a jamais tué personne !

Je propose à Virginie de s’arrêter aux deux chutes d’eau sur la route, mais le froid la démotive aussi. Avec tout ça, on se retrouve donc à arriver relativement tôt à Jasper ; sans manquer, évidemment, les deux petits troupeaux de caribous sur le bord de la route.

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Pour des photos plus belles et d’autres commentaires :

http://sc.c-pp.biz/rockies/?p=1716

http://sc.c-pp.biz/rockies/?p=1834

Et pour quelques panoramiques de plus :

http://sc.c-pp.biz/rockies/?p=1949

Vokda, jus de pomme, guitare et djembé.

La suite du programme ? On pourrait évidemment aller dormir ! Ou bien on pourrait finalement se faire notre petit jam djembé + guitare que l’on a déjà raté deux fois ! Direction chez Liz, donc. On gare le Pourquoi Pas ? dans le parking de la maison. On y dormira cette nuit. On l’installe donc, prêt à l’emploi, avant d’aller au chaud à l’intérieur, pour une soirée toute simple et toute belle. Jus de pomme, vodka, djembé, guitare, rires et sourires. On se couchera à point d’heure (le bonheur du van juste à côté et déjà prêt) heureux et repus de bonne humeur !

Shane Philip

Liz et Jeff sont rentrés directement, sans nous attendre. On les retrouvera directement au café où à lieu le concert de ce soir. On récupère Virginie au Second Cup, pour faire changement, et on va manger chez Louise. On est un peu pressé par le temps et Louise n’est pas du genre rapide. Du coup, il est 21h quand on quitte Banff. Le concert, justement, commence à 21h, mais à Canmore. À 25 minutes d’ici.

On trouve l’endroit sans trop de difficultés ; mauvaise nouvelle, par contre : c’est complet ! Je négocie le droit de me faufiler pour retrouver Jeff et Liz, savoir s’ils ont des billets pour nous. Mais Jeff est un ami du gars qui donne le concert, alors il a pu entrer sans billet. Nous, ça ne sera pas possible. La bonne nouvelle, c’est que le concert commence juste maintenant, et qu’il ne fait pas trop froid dehors. On s’installe donc juste à côté de la fenêtre, côté scène. Les sons sont assourdis, mais on apprécie quand même beaucoup. La musique me fait penser à un mélange de Ben Harper et de Yoav avec du didjeridoo en plus. Philips est impressionnant : il joue de la guitare, des percussions, du didjeriddoo, il chante, un peu tout ça en même temps, dans l’ordre et le désordre. C’est plein d’énergie, j’adore ça. Ça me donne envie de danser !

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À un moment, Liz nous rejoint dehors, pleine d’énergie elle aussi. On se met à danser ensemble, comme des fous, sur le bord de la fenêtre. Quelques personnes à l’intérieur nous regarde, pas mal surprises. Et puis la dame de l’entrée vient nous voir : la patronne nous a pris en pitié, elle veut bien qu’on vienne danser à l’intérieur, pour 5$ (là où l’entrée était à 15). On est tout heureux, on la remercie beaucoup, et on entre. Il reste encore une heure de concert environ. La musique bouge énormément. Liz et Louise me demandent où je trouve l’énergie pour danser autant. Je me pose la même question. En tout cas, je m’amuse comme un fou !

La soirée finit trop vite à mon goût, pourtant il est 23h passée. J’ai beaucoup aimé ; je craque donc pour un CD, que je me fais même dédicacé, en vrai fan que je suis soudainement devenu.

En bonus, son site internet : http://www.shanephilip.com/

Et son myspace, pour écouter un peu : http://www.myspace.com/shanephilip

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Le plaisir de descendre

Louise arrive finalement. Ça fait une bonne demi heure que je l’attendais. On fait quelques photos ensemble, puis j’attaque la descente. Un brin trop rapidement, parce que j’ai vraiment froid. Le problème de la descente en ramasse, c’est que de temps en temps les pierres commencent à glisser en dessus de nous également. Tant qu’elles ne glissent qu’en dessous, ce n’est pas trop un problème. Quand le mouvement commence à partir d’en dessus, c’est qu’il prend de l’ampleur, et qu’il pourrait décider de continuer sans demander notre avis. La perspective de créer un éboulis, surtout en sachant que d’autres gens montent encore, ne me réjouie pas trop. J’arrive finalement à me calmer, et à me raisonner. Le froid n’est pas si grave que ça après tout !

À partir du moment où je reprends le contrôle, tout se passe super bien. En fait, j’ai même un plaisir complètement fou à descendre aussi rapidement. Un peu gêné la veille, aujourd’hui je me laisse aller. Je repense à Liz qui rigolait en disant que c’était la partie la plus fun qui commençait. Je partage son opinion. En fait, j’en redemande même quand j’arrive sur le dos du dragon. Mais ici, pas question de faire de la ramasse. Je ralentis un peu, admire à nouveau le paysage. Le vent est tombé, la température a remonté, la vie est belle !

Dragon’s Back traversé pour la deuxième fois, je me retrouve à nouveau à faire un peu de ramasse. Je découvre, en m’arrêtant au même endroit qu’à l’aller pour attendre Louise, que j’ai descendu en 45 minutes ce que j’ai mis plus de 3h à monter. Sauf que là, il n’y a plus de cailloux, juste une pente raide que j’anticipe comme étant désagréable.

Je découvre avec joie que je me suis trompé. Cette autre partie se descend aussi confortablement que je l’ai montée. Louise m’a rattrapé, et commente ma façon de descendre. Faut dire que je me sens tellement bien, que je suis tellement heureux, que j’ai l’impression de danser avec la pente : je découvre le plaisir de descendre en marche arrière, pour se reposer les muscles. J’alterne marche d’un côté, de l’autre, à reculons, en avant, petite course, danse avec les arbres. Je me sens parfaitement dans mon élément, et à ma grande surprise, la descente est tout sauf fatigante.

J’arriverais au Pourquoi Pas ? dans un état qui me surprend moi même. Avoir plein d’énergie après une randonnée de 8h et un dénivelé de 900 mètres, ça n’est pas vraiment dans mes habitudes !

Sommet panoramique

Avec cascade au fond à gauche :

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Et le mont Sulphur, où vous pouvez monter en haut en téléphérique. On distingue la route qui mène aux sources chaudes et les bâtiments, à la base droite de la montagne.

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