Archive for the ‘A few words on the road’ Category
Premiers pas en Victoria
Ou plutôt premiers kilomètres. Voir même premières centaines de kilomètres, vu que nous avons 500 kilomètres à rouler aujourd’hui. Je pensais avoir bien calculé mon affaire… je me suis quand même relativement bien planté ! Nous devions arriver à Melbourne à 13h. Nous y serons à 15h… route plus longue que prévue, égarement à l’arrivée… mais encore quelques beaux paysages en chemin ! Si la « frontière » entre le New South Wales et le Victoria est une gigantesque forêt qui rappelle fortement la Gaspésie pendant une bonne centaine de kilomètres (à cela prêt que les arbres sont quand même plus gros) la suite de la route offre quelques prairies à perte de vue avec peu de choses à voir. Puis on arrive à Lake Entrance, une ville qui porte très bien son nom, vu la présence de plusieurs grands lacs dans les environs. Nous en profitons aussi pour retrouver la mer pendant quelques temps. Le paysage reste joli encore un peu, puis on se pose finalement sur une autoroute sans intérêt pour les 150 derniers kilomètres.
Mais bon… nous arrivons finalement. Je suis pas mal gêné du retard conséquent. Surtout que Catherine et Bob avaient déjà pas mal de plan pour la journée. J’aime pas raté mes premières impressions… mais tout semble bien se passer. Les échanges par mail avec Catherine étaient super agréables, et elle est tout aussi sympathique malgré notre retard. Ils nous font donc entrer et visiter une maison gigantesque, transformé en B&B. Je vous reviendrais plus tard avec des petites morceaux d’histoires et d’anecdotes, et surtout une quantité de photos !
On discute encore un petit moment. Le courant passe bien, les échanges sont agréables, ça fait du bien. Comme on arrive un peu tard, on a notre journée de libre. Eux vont dans leur maison de campagne, où nous les retrouverons demain, et où le travail commencera pour de vrai. Pour ce soir, ils nous invitent à nous reposer. On en profitera pour découvrir St Kilda. Et puis demain matin, à la première heure, on rend le van, avant de prendre le train. Le programme nous convient très bien !
Princes Highway
Voilà bien longtemps que je n’avais pas dormi dans un van, et ma nuit et relativement agitée. De nombreux souvenirs qui reviennent, les uns après les autres. Transporté un peu plus d’un an en arrière (le temps passe horriblement vite !) à quelques milliers de kilomètres à l’est d’ici. Je m’interroge sur ces nouveaux bruits, sur qui va nous réveiller demain matin, comment, et pourquoi…
Finalement, je me réveillerais tout seul, d’avoir assez dormi. Iris dort encore, alors j’en profite pour faire un peu de rangement dans le van. On a déjà eut le droit à plusieurs visites sur l’air de repos, y compris une personne en charge de l’entretient, mais personne n’est venu frapper à la porte. Et nos voisins en Westfalia sont toujours là également. Je continue mon rangement en prenant mon temps, jusqu’à ce que finalement une voiture de police arrive. Petit soupir. Ça devait finir par arriver j’imagine. J’ai mon discours prêt. Je regarde la voiture s’arrêter à côté du van. Le policier en sortir, et se diriger vers les toilettes. Il revient quelques instants plus tard, remonte, et repart. Bon… peut être bien que finalement on avait le droit de dormir ici.
Iris se réveille un peu après. On se fait un petit déjeuner rapide, avant de reprendre la route. Tout cela me rappelle tant de souvenirs… c’est un mode de vie, un type de voyage, que j’aime énormément. Se lever, manger, et partir… surtout qu’aujourd’hui encore, les paysages qui nous attendent sont superbes. L’idéal, ça serait de dormir à 300 kilomètres de Melbourne pour pas que l’on ai trop de route à faire le lendemain. Ça voudrait dire conduire 500 ou 600 kilomètres aujourd’hui. La journée s’annonce donc chargé ! Ce n’est pourtant pas une raison pour se presser et aller trop vite. On veut encore prendre le temps de profiter du paysage, en s’arrêtant aussi souvent que nécessaire.
Le paysage est à nouveau un mélange de côtes californiennes et orégonaise, alternant plage de sable tranquille, et rochers pointus. Par endroit, la couleur de l’eau est simplement fascinante. Malheureusement, la température n’est pas au rendez-vous. À Sydney, déjà, l’eau n’était pas très chaude. Mais là on va de plus en plus vers le sud, ce qui n’aide pas. Il faut aller dans le nord, vers la grande barrière de corail, ou vers l’ouest, pour avoir vraiment de l’eau très chaude. Alors on se contente de se mouiller les pieds légèrement, et d’admirer. On dit aussi coucou à une otarie quand on en voit passer une, même si c’est de loin. On regarde désespérément pour des dauphins, mais sans succès.
L’eau a beau être froide, je me décide quand même à me mouiller plus que les pieds, en rejoignant un petit groupe de rochers pas très loin de la plage. J’ai quand même de l’eau jusqu’au haut des cuisses, et je peux confirmer qu’elle est froide. C’est pas grave. Il faut souffrir pour aller faire de belles photos et vidéos de ces vagues magnifiques que j’arrivais à voir dans le lointain.
Princes Highway, c’est le nom de la route principale qui relie Sydney à Melbourne par la mer. Il existe une route plus rapide et un peu plus direct qui passe juste au nord de Canberra. Peut être aura-t’on l’occasion de la faire elle aussi à un moment. Toujours est-il que le long de Princes Highway, il y a régulièrement des petits détours touristiques. Une petite boucle pour voir la côte de plus prêt ou pour entrer un peu plus dans les terres, voir un village à tendance ancien très bien conservé avec sa petite fromagerie. Évidemment, ce n’est pas pour le fromage que l’on a décidé de faire le détour.
Dans un paysage qui pour l’occasion fait assez campagne française, se cache le petit village de Tiba Tiba. Qui, pour une raison que nous ne connaissons pas, a gardé à peu prêt toutes ses vieilles maisons traditionnelles. C’est joli, c’est mignon, et ça valait bien un petit détour. Par contre, ça n’a plus d’authentique que l’architecture, car le village, lui, ne semble vivre plus que du tourisme. Nous ne sommes pas les seuls, à priori, à faire le détour. Toutes les maisons ont été converties en magasins de souvenirs et autres boutiques d’artisanat local. C’est simple, on aime, on s’attarde le temps d’apprécier un milkshake au chocolat particulièrement bon et de déguster quelques fromages. Encore une fois, l’influence anglaise est trop présente. Les cheddars sont bons, mais il n’y a que ça à goûter. Différents âges, différents arômes, mais ça tourne quand même un peu en rond. Il n’empêche que le plus vieux est quand même vraiment bon, et que puisque l’on a deux bières au frais dans le frigo, avoir de quoi pour aller avec serait une très bonne idée.
Le temps a filé bien plus vite que prévu. En même temps, on est content. On a réussi à aller à une vitesse assez correcte, prenant le temps d’apprécier ce que l’on voyait. Sauf qu’à partir de maintenant, il va falloir rouler. Je fais quelques calculs dans ma tête, je me fixe un objectif. Je suis prêt à conduire longtemps histoire d’avoir une petite étape tranquille le lendemain.
Mais c’est plus fort que nous. Le paysage est trop magnifique pour ne pas continuer à s’arrêter régulièrement. Même le pélican, sur le bord de la route, dans son petit lac, est tout mignon.
La route présente régulièrement des panneaux nous annonçant quel genre d’animal on risque de voir soudainement traversé en courant. Wombats, Kangourous et Koalas sont les plus classiques. Koalas et sans doute le plus dangereux, vu que d’un seul coup, les touristes que nous sommes arrêtons de regarder la route pour regarder le sommet des arbres voir si l’on arrive pas à voir une boule de poils. Sans succès. On a beau scruté dans tout les sens, pas d’animaux bizarres en vue. Jusqu’à ce que finalement, quand même, un kangourou se décide à montrer le bout de son nez. Je me gare immédiatement sur le bas côté, on sort l’appareil photo, on approche discrètement. Puis je réalise que le un kangourou, il est en fait cinq. Ou six. Ou une petite dizaine.
C’est quand même plus joli que dans une assiette ! Et puis ça fait plaisir de voir des kangourous vivants avant de commencer à en voir des morts sur le bas côté. En fait, le kangourou est l’équivalent exact du chevreuil en Amérique. Il broute tranquillement sur le bord de la route à la tombée du jour, regardant passé les voitures, et jetant un coup d’oeil inquiet aux touristes. Et ils traversent la route la nuit, à la lumière des phares. Ce qui, il faudrait leur dire, n’est pas très prudent !
Vu l’inertie du véhicule que je conduis, je ralentie quand même un peu l’allure, pour éviter les mauvaises surprises. Le soleil se couche finalement alors que nous arrivons à Eden.
Il nous faut rouler encore pas mal. J’ai bien regardé la route tout le long, j’ai repéré les aires de repos, il y en a régulièrement. Trouver un endroit où dormir ne sera pas un problème. En même temps, rouler de nuit ne me tente pas plus que ça. Je fais encore quelques petits calculs. Si je roule encore une heure ce soir, et qu’on se lève tôt demain, on sera dans les temps. C’est parfait.
Nous quittons le New South Wales pour entrer dans le Victoria. On roule encore un peu, trouve une petite aire de repos qui semble être en fait un camping gratuit. C’est inhabituel de voir des tentes sur les aires de repos… mais pourquoi pas ! On s’installe à l’ombre d’un autre arbre magnifique. Le moteur s’arrête. On se prépare un petit repas, avant de déguster un petit morceau de fromages avec les deux bières qu’on s’est achetées plus tôt.
Le ciel est bien dégagé. Pas de nuages. Alors juste avant d’aller dormir, j’en profite quand même pour attraper quelques étoiles. Parce que ça faisait longtemps !
La Grand Pacific Drive
Bon, alors d’abord, le touriste fait un mea culpa. J’annonçais que nous allions faire la “Great Ocean Road”, qui se trouve être en fait entre Melbourne et Adelaide. En réalité, nous avons fait la “Grand Pacific Drive”. La subtile différence peut prêter à confusion, certes… mais voilà. La faute est corrigée. Je ne voudrais pas induire mes lecteurs en erreur !
Tout a commencé en quittant Sydney. La ville a quand même quelque chose de remarquable. C’est d’avoir autant d’espace naturelle juste à sa porte. Du coup, à peine quitter les petites villes de banlieue, on se retrouve dans des paysages magnifiques.
Le camping car se conduit très bien. La route zigzague pas mal, monte et descend. Mais il suit sans problème, sans même spécialement se traîner dans les montées. Et comme on a envie de prendre tout notre temps, même si on est pressé, je conduis très tranquillement. Si le paysage a des côtés un peu gaspésien au départ, l’arrivée sur la côte me fait immédiatement penser à la Californie. Un océan d’un bleu magnifique, une route qui longe la côte tranquillement, s’intégrant relativement bien dans le paysage. Il y a pas mal de vent, il ne fait pas particulièrement chaud. Et surtout, il n’y a presque personne sur la route. Conditions de conduite idéales.
Alors que je voyageais avec le Pourquoi Pas ? dans le nord de la Californie, j’expliquais à quel point je trouvais que parfois une route s’intégrait parfaitement dans un paysage. Quand un projet est bien mené, bien conçu, il peut même aller jusqu’à valoriser l’endroit. Je dois bien reconnaître que personnellement, ce pont qui longe la falaise est, pour moi, un très bel exemple de réussite. Le paysage serait il plus beau sans la route ? C’est possible. Mais sans la route, pourrions nous voir le paysage ? J’aime la façon dont la falaise et le pont se répondent, dont les courbes de l’un épousent les courbes de l’autre.
Et puis une petite marche sur le pont, en plus d’admirer le paysage plus tranquillement, permet de découvrir une forme de « tag » que je ne connaissais pas. Si j’aime beaucoup les témoignages écris sur les rambardes d’autoroute, je ne connaissais pas encore les cadenas gravés et accrochés aux barrières d’un pont. Sans doute moins spontané, le message est, en revanche, plus permanent !
Les plages se suivent, toutes plus magnifiques les unes que les autres. On avance tout doucement, s’arrêtant régulièrement, pour aller faire quelques pas, quelques photos. Prendre le temps d’apprécier le paysage. Dans ce contexte, la conduite est loin d’être pénible. Surtout qu’au final, on passe plus de temps à l’arrêt qu’à rouler !
Le temps passe vite, les kilomètres moins. On avance moins vite que prévu, sans que ce soit bien grave non plus. On se rattrapera sur les prochains jours. Pour le moment, on goute au bonheur de quitter enfin la ville, de se retrouver dans des paysages aussi beaux. En continuant vers le sud, le côté côte californienne laisse la place à un paysage plus typique de l’Oregon, avec une côte plus rugueuse, plus de rochers, des vagues encore plus impressionnante. Tout cela ressort un peu plus brut. Et ça me plait ! On fait une pause à la ville de Kiama pour admirer un « geyser ». Un trou dans le sol, relié à la mer. Les vagues vont parfois pression, et ça envoie des jets d’eau dans le ciel. On aime !
Et on en profite pour noter que si les gens, ici, on la tête en bas, les sapins, eux, ont leurs branches dans la bonne direction. Ce qui donne un résultat assez… différent ?
L’après midi approche de sa fin. Le soleil décline à l’horizon. On quitte l’Oregon pour l’Irlande. La lumière de fin de journée est superbe.
On a bien peu roulé contrairement à ce que je pensais quand on s’arrête finalement. Je me suis posé un peu la question du « où allons nous dormir », puisque je n’ai pour le moment aucune idée de la tolérance des autorités australiennes sur les vans garés n’importe où. Si la combinaison « je suis un touriste qui a l’air idiot » et « je conduis un van super sympathique » m’avait bien servi en Amérique du Nord, je me demande si la version « nous sommes un couple de touriste idiot » et « nous conduisons un énorme camping car grand luxe » aura le même effet. Et puis finalement, on voit une petite air de repos à l’entrée d’une petite ville. Il y a là un Westfalia, très clairement installé pour la nuit. C’est juste parfait pour nous. C’est tranquille, un peu en retrait d’une route qui, à la base, n’est pas passante. Le moteur s’arrête de tourner. Je ne me souviens plus du nom du village. On n’a fait guère plus de 200 kilomètres…
On a tout le confort à bord pour préparer le repas. Je me souviens le bordel que c’était avec le Pourquoi Pas ?, sans cesse à déplacer des choses d’un bout à l’autre. Ici, malgré l’énorme pile de bagages, on se déplace sans problème.
La Grand Pacific Drive est terminée. En fait, elle se termine à Nowra. La suite n’a pas de nom officiel, si ce n’est que depuis Sydney nous suivons « Princes Highway ». On s’endort crevé mais ravis, attendant avec impatience ce que nous réserve le lendemain.
Bob et Catherine
Bob et Catherine, ce sont des gens qui ont l’air extrêmement charmants. Ils ont deux maisons, plus ou moins aménagé en Bed & Breakfast. L’une dans St Kilda, l’un des quartiers les plus à la mode de Melbourne, l’autre un peu plus éloigné, dans un endroit plus calme et plus tranquille. Bob et Catherine, ils nous attendent jeudi 15 décembre. Ils vont nous héberger jusqu’à la fin de l’année. En échange, on va leur donner trois ou quatre heures de notre temps, tout les jours. Si vous avez entendu parlé du Woofing, ça vous rappellera sûrement quelque chose. Sauf que là, ça ne s’appelle pas Woofing. Pour l’occasion, nous allons nous transformer en « Helpexer ». Le principe est très simple : vous êtes nourris logés, en échange de coups de mains. Si le Woofing impose que l’hébergeur soit une ferme biologique, sur Helpx, en revanche, il n’y a aucune contrainte. Tout le monde est libre de demander des coups de main, selon les conditions qu’ils ont envie. À charge ensuite aux personnes intéressées de chercher ce qui les intéressent.
On change donc un peu de direction pendant quelques temps. On est enfin débarrassé de l’appartement (une opération qui a été un peu plus compliquée que prévue) ; on met la recherche de travail en pause également. On prend l’option « immersion ». Première expérience en Helpexer, donc, que j’aborde curieux et intrigué.
Ce qui est sûr, c’est que tout les échanges que l’on a eut par mail ont été très agréables. Et quand j’ai dit à Catherine que je conduirais de Sydney à Melbourne, elle m’a souhaité bonne chance, avant de me rappeler avec insistance de rester à gauche ! J’aurais tendance à penser que si j’ai survécu à Bali, je pourrais survivre à l’Australie.
Le lecteur attentif aura sûrement eut l’oeil accroché par un détail (pour l’occasion, les fautes d’orthographe ne font pas parti des détails, sinon ma tante s’empressera de rétorquer que son oeil est sans cesse accroché par toutes sortes d’atrocités commises à l’égard de la langue française). Non, vous aurez sans doute relevé que je vais conduire de Sydney à Melbourne. Iris se remettra peut être aussi au volant pour l’occasion.
Il y a énormément de gens qui louent des vans pour voyager en Australie. Mais vues les distances impliquées, ce sont très souvent des locations à sens unique. Alors parfois, les agences de location offrent des promotions pour que d’autres personnes ramènent les vans à leur origine. C’est ainsi que demain matin nous allons récupérer un camping car gigantesque, que nous devrons conduire jusqu’à Melbourne. Deux jours et demi pour faire le trajet, dans un confort on ne peut plus agréable. Je vous parlerais du van plus en détail, photos à l’appui évidemment, quand il sera entre nos mains.
C’est officiel donc. Nous quittons Sydney demain matin. Par la Great Ocean Road. Nous suivrons la côte jusqu’à Melbourne ! Les nouvelles aventures, des fois, ça fait du bien !
L’Aquarium de Sydney.
Je me souviens d’un trajet Montréal-Québec que l’on avait fait avec Iris. La troisième passagère nous expliquait son amour incommensurable pour les grands aquariums. Pas celui que vous avez dans votre salon. Les grands très chers dans les grandes villes, où vous pouvez voir requins, dauphins, bélugas… elle n’était pas intéressée avoir les poissons en liberté. Elle voulait juste faire le tour de tout les aquariums du monde. Et nager avec des dauphins au Mexique dans leurs magnifiques resort…
Je dois bien avouer que j’aime bien les aquariums moi aussi, mais que ce n’est pas une raison suffisante pour me faire aller quelque part. Par contre, quand il y en a un où je suis, je veux bien en profiter. Surtout que grâce à Alyson, l’amie d’Iris, on avait deux entrées gratuites pour y aller. Alors on en a profité. C’est quand même bien de jouer les touristes un peu ! Alors après le magnifique aquarium de Vancouver, le superbe aquarium de Dalas, voilà le grandiose aquarium de Sydney !
Avec aussi la catégorie « Dieu a le sens de l’humour » :
Ainsi que «chérie, attention, derrière toi » :
Enfin, si vous préférez une petite version vidéo :
Sur les trotoirs et les terrasses de Sydney
J’ai hésité à donner comme titre quelque chose comme « de l’essence de la vacuité ». Mais je me suis dit que ça allait faire un peu trop pompeux. Et puis ça ne veut pas vraiment dire ce que je voulais dire de toutes façons. Alors bon…
Le temps passe à une vitesse assez impressionnante. Ça fait déjà plus de trois semaines que l’on est à Sydney. Difficile de s’en rendre compte à vrai dire. Et jusqu’à présent, si j’ai quand même écrit un peu sur ce qu’il se passait, le ressenti n’a pas eut trop sa place. Je voulais prendre le temps, ne pas m’arrêter sur les premières impressions, faire le tri. Essayer de rester objectif.
Au final, je n’ai pas vraiment encore d’opinions définies sur la question. Je continue à observer, à attendre, à observer. À vrai dire, c’est la première fois que je me trouve dans la situation de découvrir une nouvelle vie avec autant de temps devant moi. Et avec autant de restrictions dans le même temps. Comme par exemple le fait de devoir trouver du travail, et de devoir minimiser les dépenses au maximum en attendant.
Parce qu’une chose est sûre, et saute très rapidement aux yeux. La vie à Sydney est chère. Très chère. Le problème revient. Souvent. Quand on cherche un appart. Quand on veut prendre le bus. Quand on veut se payer une bière. Quand on veut aller au cinéma. Quand on envisage d’aller à un festival. Quand on veut manger au restaurant. Évidemment, je pense/espère que ce problème sera réglé une fois que la question du travail sera réglée (je ferais prochainement une mise à jour sur cette importante question).
Une autre chose est sûre également. Sydney est une ville magnifique. Il s’agit bien évidemment de mon opinion à moi. Iris voit les choses différemment. Je lui laisserais le plaisir de s’exprimer sur la question.
Sydney est magnifiquement belle. On prend la situation magnifique de Vancouver, sur le bord de l’eau, les grattes-ciel récents, une recherche architecturale intéressante, on ajoute les palmiers et le soleil de San Francisco. Les rues sont propres, on ne trouve pas vraiment de vieux bâtiments en ruine abandonnés… d’un point de vue purement esthétique, donc, il se pourrait bien que j’envisage d’affirmer que Sydney est plus belle que Chicago, San Francisco ou Vancouver.
C’est très clairement de cette dernière que Sydney se rapproche le plus. Et je ferais exactement les mêmes critiques pour la capitale du New South Wales que pour la plus grande ville de Colombie Britannique. La ville est trop propre, trop belle, trop plastique. Il manque la patente qui vient marquer Montréal et San Francisco. Il manque un peu de « trash », d’humanité, de vie. Comme un appartement design parfaitement rangé manque de chaleur, Sydney est assez froide. Il n’y a rien qui dénote. Rien qui ne ressorte. Rien qui s’essaie à dire quelque chose.
On a beaucoup marché. On n’a évidemment pas encore tout vu, mais on a repéré quelques quartiers. Ça manque de petites boutiques ouvertes par des audacieux. Où est le styliste qui a parti son petit projet pour vendre les vêtements qu’il dessine avec beaucoup de soin et de goût ? Pourquoi tout le monde est pareil, identique, construit sur un même moule ?
Je parlais de vacuité au début, et là encore, je me retrouve un peu à Vancouver. Avec des gens tous sur le même modèle, sur le même style. Le dernier jean griffé, la dernière robe à la mode. Plus c’est court, mieux s’est. Les chaussures que les filles portent pour sortir les vendredis et les samedis, mon amie danseuse à Montréal aurait qualifié ça de « chaussure de strip teaseuse ». Au vue de la démarche et de la tenue, on n’en est pas si loin.
Notre quartier, c’est LE quartier pour sortir. On se croirait sur la rue Crescent à Montréal, et ça en est assez déprimant. Même en s’éloignant un peu, les gens ne nous font pas envie. Les bars ne nous font pas envie. Et le prix de la bière non plus. Alors on continue d’observer, pour le moment, curieux.
J’ai souvent entendu dire que le Québec était à mi-chemin entre l’Europe et l’Amérique du Nord, et je n’ai jamais été d’accord avec cette affirmation. Par contre, je la reprends soudain volontiers pour Sydney. Un mode de vie nord américain, un modèle de ville nord américain, mais des rues dans tout les sens, des changements de directions, et aucun angle droit. Dans les épiceries, on se sent plus en Europe qu’aux États Unis. Mais quand on quitte la rue Georges, pour prendre la rue William avant de tourner sur Victoria, on se dit qu’à Montréal, au moins, les noms de rue ont plus de charme ! Ce mélange des genres me surprend. En fait, il nous surprend tout les deux. Si moi je suis un peu déstabilisé par le côté européen de la ville, c’est le côté nord américain qui énerve Iris. Mélange assez intéressant.
Et puis Sydney, c’est aussi une ville de backpackers. Français et Allemand principalement qui, comme nous, débarque ici avec un sac à dos et plein d’ambitions. Ils vont devenir serveurs dans un bar ou dans un restaurant, découvrir la ville et faire la fête tout les soirs. Là où certaines villes tirent de cette déferlante de voyageurs un petit côté bobo qui a quand même un certains charme (je pense à Nelson, en Colombie Britannique, ou même à San Francisco), ou d’autres deviennent plutôt trash (comme Montréal ou Portland, dans l’Oregon), Sydney, elle, ne voit là dedans qu’une magnifique pompe à fric. Les revendeurs de van fleurissent à tout les coins de rue. Tout comme ces agences qui vous proposeront les meilleurs tarifs pour aller voir la grande barrière de corail, et Ayers Rock. A un prix défiant toute concurrence, et garanti imbattable bien évidemment. Le backpacker peut oublier son guide du routard à Sydney. Il est mieux de sortir sa carte American Express !
Moi, pour le moment, l’Amex j’en ai pas. j’ai juste des cartes de crédits dans deux devises différentes. J’en aurais bientôt une nouvelle dans une nouvelle devise. Je reste un peu mitigé pour l’instant sur Sydney, car la ville semble avoir beaucoup à offrir à celui qui peut se le payer. Et j’ai bien l’intention d’en avoir les moyens très bientôt.
Si dors et déjà je déconseillerais à des personnes voulant faire un voyage économique de passer plus de 4 ou 5 jours à Sydney, je me réserve encore pour les conseils que je donnerais à des voyageurs plus aisés. Ou un PVTiste qui aurait un job comme graphiste… qui sait !
Dernière journée à Bali
Dans un hôtel grand luxe, avec un lit gigantesque, et une salle de bain où l’on pourrait presque se perdre, on dort bien. Mais pas spécialement mieux que dans le bungalow huit fois moins cher de la veille… par contre, on a un choix de petits déjeuners assez sympa, alors on en profite et on apprécie !
Et puis on retourne à la chambre, histoire de refaire tout les bagages. Cet énorme tas de bordel doit tenir dans un nombre limité de sac… et on y arrive. Après une bonne heure quand même ! Un petit tour rapide en photo de l’hôtel avant de reprendre la route.
Aujourd’hui, le programme est simple et chargé : on doit prendre l’avion à 22h. Donc être à l’aéroport à 20h. Il reste un temple que l’on veut voir dans le sud : Uluwatu. Temple réputé pour les spectacles organisés à la tombée du jour. Généralement vers 18h. Pour une durée d’une heure. Le tout étant situé à une demi heure de l’aéroport environ. Bon, bin si on calcule, ça se tient. Dans la théorie. Dans la pratique, on verra bien !
Quand à ce que l’on va faire pour meubler l’après midi, c’est assez simple : essayer de se trouver une ou deux jolies plages avec des jolies vagues, et en profiter au maximum.
La presqu’île du sud de Bali est hyper touristique et ça paraît. Construits dans tout les sens. Hôtels, restaurants, resorts gigantesques… rien de très inspirant en fait ! Jusqu’à ce que l’on arrive à quitter la route principale pour se diriger vers la plage. On en trouve une qui nous plait. Avec des jolies vagues. Des vagues assez énormes en fait. On a un peu du mal à se mettre à l’eau ; pas à cause de la température, mais de la taille des vagues. Et puis on y arrive. Je m’écarte un peu du bord pour m’amuser dans les rouleaux. Iris regarde de loin. Je me fais brasser un peu ; avant de finalement ressortir de l’eau, complètement crevé.
Une plage, ça fait du bien. Mais deux, c’est mieux, non ? Alors après une petite pause repas, on se dirige vers une autre plage : celle de Padang Padang. Plage très connue. Si si, je vous assure. C’est la plage où se balade Julia Roberts dans « Mange prie aime ». Plage assez jolie, et surtout très familiale. Ambiance agréable, eau chaude, petite vague. On adore !
Et puis le temps passe. Vite. Le soleil commence à baisser à l’horizon. On prend donc la route d’Uluwatu. Il y a pas mal de gens au temple. Pas mal de singes aussi. On arrive juste à temps pour le coucher de soleil, et le spectacle qui commence juste après.
L’emplacement du temple est magnifique, avec la falaise qui tombe dans la mer, et la lumière de fin de journée qui est tout simplement superbe. On regarde un peu à l’accéléré par contre, pour ne pas rater le début du spectacle. On réalise très rapidement que l’on va voir un autre spectacle de Kecak Dance ; comme à Ubud. En fait, on va revoir exactement la même histoire. Bon, bin c’est parti alors !
En fait, on accroche un peu mieux pour l’occasion. Mieux jouer ? Mieux danser ? Je sais pas trop. Moi, ça continue à me fasciner. Et puis avec le mode d’emploi (on a un résumé de l’histoire sur une feuille écrite presque en français) on comprend quand même mieux !
Et puis quand vient le moment de s’amuser avec le feu, ça ressort mieux. Et le photographe, là, il est tout simplement heureux !
Voilà qui vient conclure à merveille cette dernière journée balistique ! On suit la horde de gens qui retournent aux voitures. On embarque dans la notre, on s’engage dans le trafic. Une heure pour faire 25 kilomètres ça devrait le faire en principe. Sisi, on y croit… ça avance, plus ou moins vite. Plutôt moins que plus… Je finis par m’inquiéter un peu ; à tord. On arrive à l’aéroport avec 3 minutes de retard. On a quand même mis un peu plus d’une heure !
On rend la voiture, on enregistre les bagages. Je passe à deux doigts de m’engueuler avec le type de la sécurité qui refuse que j’amène ma flute dans l’avion. Consigne de sécurité jetstar. Ma flute est un objet dangereux. Évidemment, s’engueuler avec un type de la sécurité, c’est la meilleure façon de ne pas prendre l’avion. Je range donc ma flute dans mon sac.
On passe la sécurité, on prend le temps de manger un peu. Comme d’habitude dans les aéroports : on enchaine période de stress où tout doit aller vite, et attentes longues et chiantes.
Et puis finalement, on est dans l’avion. On s’installe comme on peut. Demain, on se réveille à Sydney. Je ne m’y suis pas encore fait je crois. Et pourtant, ça va se faire pour de vrai !
Retour dands le sud
Une fois de plus, on nous a proposé une petite balade pour aller voir des cascades. Une fois de plus, on a accepté, même si on est toujours un peu court dans le temps. Ce soir, on doit être de retour dans le sud, afin de pouvoir prendre l’avion demain.
La région de Munduk est connue pour ses cascades, et ses plantations ; c’est le programme qui nous attend. Longue balade pour voir des cascades, du café, de la vanille, etc… balade assez raide, au demeurant, qui nous fait quand même faire un beau dénivelé. Mais ça vaut vraiment la peine. Le paysage est magnifique, et une fois de plus, dans un monde un peu irréel, que l’on n’a pas vraiment l’habitude de voir tout les jours.
La balade a également été l’occasion de goûter à une graine de café, directement mangé sur l’arbre. C’est dur, pas vraiment mangeable mais, et c’est surprenant, l’écorce de la graine est sucrée. Comme quoi…
On rentre à la voiture avec une heure de retard sur ce que l’on pensait. En même temps, il ne nous reste pas tant de route que ça à faire. Et ça roule bien. On retraverse donc tout Bali, du nord au sud, avant d’arriver au temple de Tanah Lot. Un temple magnifique, sur un rocher, donnant plein ouest. Donc juste parfait pour les couchers de soleil.
L’arrivée sur le temple me fait un peu un choc, avec une ambiance un peu disney land. Encore plus de boutiques que d’habitudes (c’est peu dire) un parking gigantesque, plein de gens de partout… petit moment d’inquiétude, qui passera finalement assez vite. Même s’il y a beaucoup de monde, beaucoup semblent occupés dans les boutiques, et quand on arrive au temple, ou plutôt en vue du temple, même s’il y a beaucoup de gens, ça reste supportable. Vu les nuages bas sur l’horizon, on oubliera le coucher de soleil. C’est pas plus mal : ça m’évitera un peu de conduite de nuit. On reste quand même un petit moment au temple, à admirer. On ne peut malheureusement pas rentrer dans le temple lui même. Il faut dire que vu la taille et le nombre de gens, ça ne serait juste pas gérable.
On reprend la route une dernière fois ; direction Jimbaran. C’est juste au sud de l’aéroport. Il y a une grande plage magnifique, avec de nombreux restaurants avec viviers. Vous choisissez votre poisson, on vous le prépare, et on vous le sert. Ça nous fait bien envie pour notre dernière soirée quand même !
La traversée de Denpasar est un magnifique cauchemar. Voitures dans tout les sens, rues saturées de trafic (à priori, on est à l’heure de pointe) et comme d’habitude, des panneaux de directions difficiles à voir, ou incertains. Si sur la carte la route paraissait simple (à droite, tout droit, à gauche) en réalité, on se retrouve à tourner pendant un long moment avant de finalement se retrouver là où l’on veut. Il n’empêche que pour l’occasion, je suis à deux doigts de perdre patience !
On profite de passer juste à côté de l’aéroport pour récupérer nos bagages. Comme ça, on pourra tout refaire ça demain matin à l’hôtel, ça sera plus simple.
L’hôtel… parlons en… en débarquant dans un endroit bien touristique, on pensait trouver un hôtel sans problème. Après avoir tourné un peu en rond pendant un long moment, en n’ayant trouver que des villas de luxe en location, on finit par demander un peu des tarifs. Par curiosité. Mais vu les prix, on se dit qu’on va vite oublier ça. Il commence à être tard ; je suis fatigué. On essaie aussi de demander des adresses pas cher, mais ils ne sont pas capables de nous en donner. Les deux premiers endroits où l’on s’arrête, les prix sont tout simplement hallucinant, et l’accueil pas agréable du tout. Et puis au troisième, je trouve les gens plus sympathiques. Je prends le temps de discuter un peu, d’expliquer la situation ; ça permet de faire baisser encore les tarifs. Ça reste très cher par rapport à tout ce que l’on a payé jusqu’ici, mais c’est quand même acceptable. J’en ai marre de rouler ; pas envie d’en rajouter encore. On prend donc l’option hôtel grand luxe. On pose la voiture, on pose les bagages, on remonte dans la voiture, et on va manger nos poissons.
On s’arrête dans un restaurant où ils offrent une option « goûtez un peu à tout » qui à l’air très sympa. Au final, on a goûté un peu à tout, mais on ressort un peu déçu. « Tout » a un peu le même goût. Cuisson barbecue à chaque fois, ça a tendance à uniformiser un peu l’ensemble ! Au final, ça ne vaut pas ce que l’on a goûté à plusieurs reprises sur la route. Pas bien grave non plus. On rentre à l’hôtel, bien fatigué, pour notre dernière nuit balinière.
La journée des cascades
On en a discuté ; on a hésité. Finalement, on s’est dit que ses cascades, elles pouvaient être bien belles après tout. C’était une chance à prendre. Et puis avec un guide local, qui parle pas trop mal anglais, c’est toujours plus sympa. On hésitait aussi parce que ça prend une heure pour se rendre ; et que ça nous prendra autant pour revenir. Jusqu’à ce qu’on découvre qu’il nous reste un jour de vacances de plus que ce que l’on pensait. Ça c’est toujours une chouette nouvelle !
Alors finalement, après un petit déjeuner des plus agréables, on a pris la route, en suivant le scooter devant nous. La route est très sympa. Elle s’éloigne tranquillement dans les montagnes, traversent des petits villages. On aime bien.
Il nous a prévenu qu’il y aurait aussi un peu à marcher. Qu’il y aurait pas mal de marches à descendre. Soit… on le suit quand même avec beaucoup d’enthousiasme. Surtout au début. Et encore plus quand les premières cascades se dévoilent dans le lointain. Pas si lointain que ça d’ailleurs. En chemin, il en profite aussi pour nous faire découvrir chocolat, café, vanille, noix de muscade, jack fruit, papayes… en version « sur l’arbre » et non plus « sur l’étalage du magasin ». Un survol des plus intéressants et des plus culturels.
On attaque alors la descente pour se rendre au pied de la cascade double. On plonge dans un univers tout simplement magnifique, dignes des plus grandes aventures. On traverse des rivières à pied, on descend des marches, on glisse, on ne tombe pas… on s’amuse comme des fous !
Je ne sais pas comment vous expliquer ce que l’on ressent, perdu au milieu de nul part, au pied de deux cascades grandioses, dans un paysage directement sorti d’un film. Se faire complètement tremper par les embruns, qui ne sont même pas froids. Rire, simplement, devant la beauté et la merveille des lieux. Si un jour vous passez dans le coin de Bali, allez faire un tour… ça vaut vraiment la peine !
On est remonté ; on s’est arrêté pour prendre un thé, directement chez les producteurs. Et acheter beaucoup d’épices ; directement chez les producteurs aussi.
Et fidèles à nos habitudes, on a repris la route. Plus tard que prévu, à nouveau.
La météo nous a offert une magnifique averse. Du genre qui fait pleuvoir beaucoup et qui fait hésiter à continuer d’avancer. Route de montagnes, qui tournent beaucoup, avec torrent sur la route, ça peut être un peu pas trop inspirant. Mais en même temps, à force de monter, la pluie s’est arrêtée ; ou plutôt calmée. Au moment où on arrivait aux chutes de Git Git. Petite hésitation à cause de la météo, mais finalement on s’offre une deuxième petite balade. Et une autre jolie cascade.
Et à nouveau, on se retrouve un peu en retard sur ce qui était prévu, en le regrettant un peu : la date de départ approchant de plus en plus, on ne peut plus vraiment repousser les choses, et le temps se comprime de moins en moins bien. On arrive quand même à Munduk, comme prévu, mais plus tard que ce que l’on pensait. On se choisit rapidement un endroit où dormir. Le premier qui nous tombe dessus, en fait. Avec des gens très heureux de nous voir : la place est vide. Ils nous proposent un prix dérisoire que l’on accepte. On a de la place, c’est beau, c’est grand, et il y a une araignée gigantesque dans la salle de bain. On s’en débarrasse tant bien que mal.
Encore un problème de paiement par carte au restaurant. La voiture nous fait quelques ratées sur le chemin du retour ; une jeep qui cale dans une montée un peu raide, ça surprend quand même. Ajoutez à ça l’araignée dans la salle de bain, ça commence à faire un peu beaucoup. Je m’endors en me disant que si j’aime bien Bali, un retour à la civilisation fera aussi du bien !
La journée snorkeling
La côte nord à Bali, et je dirais même plus exactement la côte nord est, est particulièrement réputé pour le snorkeling. J’en avais eu un premier aperçu la veille, alors que j’étais tombé sur des coraux à deux mètres de la plage… on va s’en rendre compte à nouveau aujourd’hui : direction « japanese wreck ». Une épave japonnaise, au milieu d’un magnifique jardin de corail. Conseillé par Rémi, qui nous avait filmé lors de la deuxième plongée. Toujours important d’avoir des conseillers !
On est parti là bas un peu tôt, sur une suggestion d’Iris. Suggestion qui a porté ses fruits. On est arrivé dans un endroit bien tranquille, pour profiter d’un fond marin tout simplement grandiose. Là encore, les palmes sont à la limite inutiles, tellement tout est à portée de main. Et puis on trouve l’épave. Beaucoup plus petit que le USS LIberty ; une quinzaine de mètres maximum. Mais juste à côté de la surface. Juste parfaite pour m’offrir des petites apnées. J’en profite au maximum. Mes poumons m’en remercient. Ça fait longtemps que je n’avais pas fait d’apnée, et ça fait tellement du bien ! Se relaxer, se détendre, prendre son temps, y aller le plus tranquillement possible… je me sens vraiment bien !
Et puis les gens arrivent petit à petit. L’endroit se trouve rapidement à déborder de gens. On reste encore un peu, mais pas très longtemps. On a vu ce que l’on voulait voir, on est enchanté, on est heureux.
On rentre ensuite en direction de l’hôtel, histoire d’en profiter encore un peu. Parce que quand même, il est bien cet hôtel !
Malheureusement, toute bonne chose ayant une fin, on quitte notre jolie piscine. Direction : l’épave du USS Liberty. Oui… certes… cela a un petit côté déjà vu. Mais on s’est dit qu’on pouvait y retourner. En snorkeling, cette fois. Histoire d’en profiter encore un peu, puisqu’après tout, c’est sur la route. Route assez magnifique, d’ailleurs, qui nous redonne quelques jolis points de vue sur le mont Agung.
Mon masque, je m’en suis rendu compte la première journée snorkeling, a la mauvaise idée de fuir, ce qui n’est pas très agréable. Du coup, je suis obligé d’en louer un à chaque sortie, et aujourd’hui ne fait pas exception. Sauf que quand je rentre dans la boutique du loueur, je vois des appareils photos dans un coin. Dans des boitiers. Oui, ils sont à louer. Du coup, pour l’occasion, il y aura même quelques photos ! Vidéos, aussi, qui arriveront plus tard, comme toutes les autres.
En fait, on a tellement tripé lors de la plongée du matin, et on retripe tellement à nouveau lors de cette plongée (faut dire qu’avec l’appareil photo, ça motive à rester encore plus longtemps dans l’eau !) qu’il commence à être un peu tard. Plus tard que prévu en tout cas. On reprend quand même la route, mais on réalise rapidement que l’on n’arrivera pas à se rendre aussi loin que prévu. On ajoute à ça une erreur de ma part qui nous envoie sur une mauvaise route (alors qu’Iris m’indiquait le bon chemin, et que je l’ai même pas écouté, honte à moi).
Je commence à sentir un peu le plan galère qui se met en place. On a, certes, une voiture, mais pas d’hôtel pour le moment. On a, en plus, perdu le guide du routard. Donc pas d’informations précises pour trouver à se loger. J’ai juste ma carte, qui a quelques hôtels indiqués dessus, mais sans plus de détails. On est en train de chercher, quand quelqu’un avec un scooter nous dit « moi, j’ai un hôtel. Pas très loin. Je vous fais un bon prix ». Le prix, en effet, est bon. Mais ça me laisse un petit arrière goût de plan encore plus galère. Le gars nous guide en scooter. « C’est à peine 5 kilomètres ». On en fait presque le double, en le perdant même à un moment, avant de finalement arriver. Il nous montre une chambre. Plancher en bois pas propre, avec cafard qui se promène dans un coin. Bon, on oublie ça. Il nous montre quand même une deuxième chambre. Celle là, par contre, est plus propre. Le prix est quand même vraiment tentant. On décide de s’installer. On mange même au restaurant de l’hôtel, qui lui aussi est vraiment pas cher.
Et puis l’un des employés vient nous parler. Il nous demande ce que l’on a prévu pour demain. Nous, on a prévu d’aller voir une cascade. Peut être même d’eux. Il nous dit que l’une des deux est à sec en ce moment. Mais que lui il peut nous emmener en voir 5 des cascades. Dans un endroit magnifique. Ça a l’air honnête son histoire. Il nous guiderait. On hésite. On en reparlera demain matin…































































































































































































































































































































































































