Carnet de route

 

Niagara, version États-Unis

On July 24, 2010, in Carnet de route, Photos, by Sébastien
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Le touriste en question – moi – se contentera en effet des chutes. Après avoir donné 15 $ à la charmante dame du parking, je pars voir les chutes à pied. En fait, il y a deux chutes. La première que l’on voit est celle du côté américain. Elle me déçoit. Large, certes, mais pas […]

Le touriste en question – moi – se contentera en effet des chutes. Après avoir donné 15 $ à la charmante dame du parking, je pars voir les chutes à pied. En fait, il y a deux chutes. La première que l’on voit est celle du côté américain. Elle me déçoit. Large, certes, mais pas si haute que ça, pas si grosse que ça. Et puis de loin (hors de question que j’aille m’entasser sur un bateau pour les voir de plus prêt) elles perdent beaucoup en intérêt.

 

Niagara, version Canada

On July 24, 2010, in Carnet de route, Photos, by Sébastien
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En continuant un peu, par contre, je vois les chutes canadiennes. Elles, en plus, on peut s’en approcher plus. Plus impressionnantes, plus belles ; mais là encore, je m’attendais à un peu mieux. J’admire les touristes sur les bateaux. En bleu, les canadiens, en jaune, les américains. Faciles à répartir ! Je ne m’éternise donc […]

En continuant un peu, par contre, je vois les chutes canadiennes. Elles, en plus, on peut s’en approcher plus. Plus impressionnantes, plus belles ; mais là encore, je m’attendais à un peu mieux. J’admire les touristes sur les bateaux. En bleu, les canadiens, en jaune, les américains. Faciles à répartir !

Je ne m’éternise donc pas. Je n’achète même pas de cartes postales. Ce n’était pas un gros détour ; je ne regrette pas du tout, mais je suis quand même déçu. J’aurais espéré un peu mieux. Enfin… ça sera toujours une cascade de plus pour ma collection !

 

Pis après ?

On July 24, 2010, in Carnet de route, Photos, by Sébastien
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J’ai longtemps hésité sur le chemin à suivre après les chutes. Par Détroit et le nord du lac Érié, ou par Buffalo et le sud. Finalement, je me dis que j’aurais peut être plus de facilité à installer « Pourquoi Pas ? » dans un endroit tranquille au sud. Et puis j’ai le feeling que […]

J’ai longtemps hésité sur le chemin à suivre après les chutes. Par Détroit et le nord du lac Érié, ou par Buffalo et le sud. Finalement, je me dis que j’aurais peut être plus de facilité à installer « Pourquoi Pas ? » dans un endroit tranquille au sud. Et puis j’ai le feeling que ça sera plus joli. Et puis j’ai envie d’aller aux états-unis.

 

Bienvenus ! Si si, pour de vrai !

On July 24, 2010, in Carnet de route, by Sébastien
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Je tombe évidemment sur une acharnée au passage de la douane, qui me demande la liste de mes ancêtres sur 17 générations (grâce aux recherches généalogiques de mon père, je sais qu’il n’y a aucun membre d’Al Qaïda à ce niveau là), ce qui rassure beaucoup la douanière. Évidemment, je voyage dans un van à […]

Je tombe évidemment sur une acharnée au passage de la douane, qui me demande la liste de mes ancêtres sur 17 générations (grâce aux recherches généalogiques de mon père, je sais qu’il n’y a aucun membre d’Al Qaïda à ce niveau là), ce qui rassure beaucoup la douanière. Évidemment, je voyage dans un van à petits pois verts. Je suis donc forcément louche + terroriste + immigré clandestin. Elle fouille un peu le van, reste un long moment à admirer des papiers qui traînaient sur la banquette arrière. C’est tout écrit en français, alors je lui explique que c’est des papiers d’assurance. Dépitée de ne rien trouver pour m’envoyer en prison, elle me laisse continuer. Je peux donc finalement suivre les indications pour le centre-ville de Buffalo.

 

Buffalo, ville hyperactive

On July 24, 2010, in Carnet de route, Photos, by Sébastien
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Si un jour on vous invite à Buffalo, je vous suggère fortement de plutôt aller à l’enterrement du parrain de votre arrière-grand-oncle que vous n’avez jamais connu. Vous aurez sûrement plus de fun ! Samedi après midi, les rues sont vides. Il n’y a pas de magasins (pas dans le sens « pas de magasins […]

Si un jour on vous invite à Buffalo, je vous suggère fortement de plutôt aller à l’enterrement du parrain de votre arrière-grand-oncle que vous n’avez jamais connu. Vous aurez sûrement plus de fun ! Samedi après midi, les rues sont vides. Il n’y a pas de magasins (pas dans le sens « pas de magasins ouverts » mais bien dans le sens « aucun magasin, si ce n’est une pharmacie où on vous regarde avec des grands yeux ronds si vous ovulez acheter une carte postale »; personne. En fait, je me sens même mal à l’aise. Je me demande quelles sont les probabilités que je me fasse agresser, ou que quelqu’un s’intéresse de prêt au contenu de « Pourquoi Pas ? ». Cause perdue, donc, pour la carte postale. Je n’insiste pas, je pars en fait assez rapidement.

 

Plouf

On July 24, 2010, in Carnet de route, by Sébastien
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À partir de là, l’autoroute devient payante. Moi qui hésitait entre aller un peu plus vite pendant un moment ou prendre ça relaxe, je prends donc la deuxième option. Retour sur les petites routes tranquilles donc. Il commence à pleuvoir. De plus en plus. De plus en plus en plus en plus. De plus en… […]

À partir de là, l’autoroute devient payante. Moi qui hésitait entre aller un peu plus vite pendant un moment ou prendre ça relaxe, je prends donc la deuxième option. Retour sur les petites routes tranquilles donc. Il commence à pleuvoir. De plus en plus. De plus en plus en plus en plus. De plus en… bref, vous avez compris. La trombe d’eau qui me tombe dessus est vraiment impressionnante. Je continue à avancer, les essuies glaces à pleine vitesse, un peu stressé quand même. La route n’arrive plus à évacuer l’eau. Je me dis que ça serait con d’avoir un accident. En même temps, je me dis que je suis con de continuer à rouler. Je m’arrête sur un parking, sort un livre, et attends que le temps s’améliore pour reprendre la route.

J’ai l’impression de suivre l’orage. Très régulièrement, je suis à nouveau sous une énorme averse. La quantité d’eau que je reçois – presque – sur la tête est vraiment impressionnante. Et puis finalement, ça se dégage soudain. Enfin.

 

Bain gratuit dans le lac Érié

On July 24, 2010, in Carnet de route, Photos, by Sébastien
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J’aime mon approche ; je prends le temps de traverser de petits villages, de regarder à droite, à gauche. Ça n’avance pas vite, mais je ne suis pas pressé. D’ailleurs, au détour de l’un d’eux, je vois une plage magnifique, avec quelques personnes dans l’eau. Je n’ai pas pris de douche aujourd’hui, mais j’ai une […]

J’aime mon approche ; je prends le temps de traverser de petits villages, de regarder à droite, à gauche. Ça n’avance pas vite, mais je ne suis pas pressé. D’ailleurs, au détour de l’un d’eux, je vois une plage magnifique, avec quelques personnes dans l’eau. Je n’ai pas pris de douche aujourd’hui, mais j’ai une magnifique alternative qui s’offre à moi ! L’eau est super chaude, je m’y jette sans problème. Les vagues sont belles. Je fais quelques brasses qui me font un bien fou. C’est aussi l’occasion de tester l’étanchéité de mon appareil photo !

 

Une aire d’autoroute

On July 24, 2010, in Carnet de route, Photos, by Sébastien
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La journée se passe en alternant routes et petite pause. J’avance moins vite que prévu ; il me reste pas mal de kilomètres à faire d’ici Chicago. Pas grave, j’arriverais plus tard que prévu. Changement d’état, l’autoroute redevient gratuite. J’ai à nouveau repéré sur la carte un endroit qui semble propice à trouver une place […]

La journée se passe en alternant routes et petite pause. J’avance moins vite que prévu ; il me reste pas mal de kilomètres à faire d’ici Chicago. Pas grave, j’arriverais plus tard que prévu. Changement d’état, l’autoroute redevient gratuite. J’ai à nouveau repéré sur la carte un endroit qui semble propice à trouver une place tranquille. Mais l’avantage des autoroutes, c’est qu’il y a des aires de repos. Je prends donc l’option simple, et m’installe pour la nuit. Il y a des lampadaires, mais le van a des rideaux, que j’installe pour la première fois. Je suis rendu à un niveau de luxe complet ! Il pleuvra toute la nuit, sans que ça me dérange. Le gros avantage du gros van métallique sur la petite tente en toile ! Je dors encore au rez de chaussée : inutile de mouiller la toile, justement.

 

Le bain dans le lac, deuxième prise

On July 25, 2010, in Carnet de route, Photos, by Sébastien
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Cette journée de dimanche se passe relativement tranquillement. Mon objectif est de retrouvé Neal, ce soir, à Chicago. Neal est irlandais ; il est arrivé il y a deux mois, et reste encore un mois aux états-unis, avec deux amis à lui. Ils visitent, mais sont sur Chicago pour un moment, et peuvent donc m’héberger. […]

Cette journée de dimanche se passe relativement tranquillement. Mon objectif est de retrouvé Neal, ce soir, à Chicago. Neal est irlandais ; il est arrivé il y a deux mois, et reste encore un mois aux états-unis, avec deux amis à lui. Ils visitent, mais sont sur Chicago pour un moment, et peuvent donc m’héberger. Mais avant, il me reste 600 kilomètres de route à faire. Environ.

Même rythme que la veille. Petite roue, pause dans des villes qui semblent plus inspirantes que d’autres. Autre plage, autre bain gratuit.

Je traverse Cliveland sans m’arrêter ; la pause d’après sera à Tolède. Un autre nom qui me dit de quoi dans ma tête. Je sais juste plus pourquoi je connais. Peut être parce que je l’ai vu la carte, peut être parce que j’y ai construit une gare de chemin de fer un jour. Aucune idée. La visite sera brève ; c’est une autre ville, relativement morte et sans intérêt. Décidément, ça semble être à la mode dans la région !

 

L’hallucination de la carriole

On July 25, 2010, in Carnet de route, Photos, by Sébastien
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(Qui s’en vient juste après le mythe de la caverne dans la psychologie freudienne) J’ai beaucoup de route devant moi, et donc je reste dans un mode « je roule » qui me convient assez bien. À un moment, dans le lointain, je vois deux carrioles traverser la route. J’y prête attention simplement parce qu’elles […]

(Qui s’en vient juste après le mythe de la caverne dans la psychologie freudienne)

J’ai beaucoup de route devant moi, et donc je reste dans un mode « je roule » qui me convient assez bien. À un moment, dans le lointain, je vois deux carrioles traverser la route. J’y prête attention simplement parce qu’elles sont au sommet d’une colline, et se découpent donc magnifiquement bien en contre jour. Quand j’en vois une troisième un peu plus loin, je commence à me poser des questions. Rendu à neuf ou dix carrioles, j’hésite à croire que j’hallucine. Ça ne peut pas être un événement spécial ; ça fait une quinzaine de kilomètres que j’en vois… et puis une fois de plus, la révélation me vient d’elle même. Nous sommes dans une zone à haute production en Amish. Et un Amish, ça se déplace en carriole, pas en voiture. Ça donne un effet assez amusant sur les routes, et quand je vois un restaurant traditionnel Amish, j’hésite à m’arrêter. Je suis très curieux. Mais trop pressé par le temps. J’ai déjà plus d’une heure de retard sur ce que j’avais programmé.

 
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