Ma cabane en Tasmania
Le temps semble se décider à s’éclaircir un peu. Encore quelques prévisions d’averses, mais bien faibles et plutôt minimes. Si je veux la faire ma rando, si je veux essayer mon matériel, il faudra bien que je me décide à y aller ! Donc s’est partir. Retour à Frecynet dans 7-8 heures environ. La pluie m’a bien rendu service au final, vu que ça m’a permis d’être présent juste quand des anciens clients ont eut besoin d’un programmeur flash de tout urgence. Le décalage horaire n’est vraiment pas évident à gérer (en gros, mes heures de sommeil correspondent exactement aux heures de bureaux au Québec) mais on s’en est pas trop mal sorti. Petit ajustement de programme, par contre, je dois revenir mardi, pour finaliser/ajuster/corriger/terminer tout ça. Rien de bien grave. Ça me convient.
Je laisse derrière moi une cabane qui avance moins vite que prévu, et qui est loin d’être terminée encore. Je n’ai pas vraiment de remords en fait. D’autant plus qu’une paire de bras américains a été livrée il y a quelques jours pour me remplacer. Parfait. Vue l’heure avancer, je ne parlerais pas ce soir de ce que je pense d’Helpx, mais à premier trois expériences relativement semblables et différentes, je me sens prêt à faire une première mise au point je pense. Sur ce, je pense qu’il est temps que je vous abandonne, histoire de dormir un peu !
Ma cabane en Tasmania
Le temps semble se décider à s’éclaircir un peu. Encore quelques prévisions d’averses, mais bien faibles et plutôt minimes. Si je veux la faire ma rando, si je veux essayer mon matériel, il faudra bien que je me décide à y aller ! Donc s’est partir. Retour à Frecynet dans 7-8 heures environ. La pluie m’a bien rendu service au final, vu que ça m’a permis d’être présent juste quand des anciens clients ont eut besoin d’un programmeur flash de tout urgence. Le décalage horaire n’est vraiment pas évident à gérer (en gros, mes heures de sommeil correspondent exactement aux heures de bureaux au Québec) mais on s’en est pas trop mal sorti. Petit ajustement de programme, par contre, je dois revenir mardi, pour finaliser/ajuster/corriger/terminer tout ça. Rien de bien grave. Ça me convient.
Je laisse derrière moi une cabane qui avance moins vite que prévu, et qui est loin d’être terminée encore. Je n’ai pas vraiment de remords en fait. D’autant plus qu’une paire de bras américains a été livrée il y a quelques jours pour me remplacer. Parfait. Vue l’heure avancer, je ne parlerais pas ce soir de ce que je pense d’Helpx, mais à premier trois expériences relativement semblables et différentes, je me sens prêt à faire une première mise au point je pense. Sur ce, je pense qu’il est temps que je vous abandonne, histoire de dormir un peu !
Pique-nique foie gras et champagne au jardin botanique de Hobart
Je l’avais dit en parlant de celui de Melbourne. Les jardins botaniques sont vraiment à la mode en Australie. Donc après Sydney, après Melbourne, nous avons décidé de faire un petit saut au jardin botanique de Hobart. Un petit saut histoire de marquer notre première année ensemble. Et comme la maman de Iris a été très généreuse dans son colis survie de Noël, et bien on a pu en profiter comme il fallait !
La météo n’était pas trop au rendez-vous par contre. On a pu pique niquer tranquillement sur notre banc, et faire un petit tour rapide des jardins, mais il faudra très clairement y retourner pour voir la suite ! En même temps, la météo se prêtait relativement bien à la visite. Encore différent de Sydney et de Melbourne, le jardin botanique d’Hobart est aussi beaucoup plus petit. Plus dense. Plus touffue. Et du coup, une petite pluie, ça vient faire ressentir les odeurs tourbées et herbeuses des lieux. À noter : une belle collection de fougères, une jolie chênaie, et une impressionnante déclinaison d’araucaria (les très gros, sur les dernières photos).
Et puis finalement, la pluie augmentant, nous avons décidé de fuir. Sauf que pour quitter le jardin botanique sans voiture, ça n’est pas très évident. On s’est donc caché sous un abris bus, essayant de faire du stop. Sans succès, vu le peu de véhicules. Au final, j’ai sauté sur deux charmantes vieilles madames qui revenaient du jardin, leur demandant si elles pouvaient nous déposer au centre ville. Elles ont accepté avec un grand sourire, et nous ont amené jusqu’à un café où on s’est offert un chocolat chaud bien mérité !
On avait quasiment eut aucune pluie depuis notre arrivée en Tasmanie. Juste quelques goûtes éparses chez Sarah. Les deux madames du jardin nous ont dit qu’elles étaient bien heureuses de voir de la pluie, et je les comprends bien. Les prédictions sont à la pluie pour les 5-6 prochains jours, donc pour moi, la randonnée est en stand by.
C’est assez amusant, parce que la veille, j’étais tombé par hasard sur les infos météos de Hobart. Au 30 janvier, il n’était tombé que 4 mm de pluie, pour une moyenne de 45 mm d’habitude. Sauf qu’avec la pluie du 30 et l’énorme tempête du 31, le cumul du mois est rendu à 56mm. Comme quoi, il ne faut pas désespérer avant la fin !
Par contre, il est vrai que passer de 32 dimanche à 14 mardi, ça surprend !
Salamanca Market
Il y a deux choses qui semblent être particulièrement connues (et réputées) à Hobart. La brasserie Cascade, et le Salamanca Market. La brasserie, c’est parce qu’elle est la plus ancienne d’Australie. Aussi parce qu’elle se trouve dans un des plus vieux bâtiments de Hobart. Enfin, et c’est pour moi la seule raison vraiment valable, parce que leurs bières sont particulièrement excellentes. Je n’irais pas faire la visite. Je ne suis pas intéressé à payer pour visiter une brasserie ; j’en ai visité suffisamment gratuitement. Je ne suis pas non plus intéressé à payer pour une dégustation. Je préfère, si je dois payer, déguster à la bouteille. Une bière différente à chaque fois. D’ailleurs, tiens, je pourrais vous parler de la Stout, que l’on a partagé avec Michel. Car en plus d’être sympathique, Michel préfère les bières noires aux blondes ! Bref, la stout de chez Cascade, c’est une petite escapade au pays du chocolat. Aussi bien au niveau du parfum que de goût. Même si celui-ci évolue par la suite comme la plupart des stouts vers un goût plus orienté café. Il y a un très bon travail de torréfaction en arrière, et ça paraît. S’il fallait faire des comparaisons, j’irais sans doute voir du côté de la Pêché Mortelle, du Dieu du Ciel. En enlevant le côté vanillé, par contre, complètement absent dans le cas de la Cascade.
Mais je m’égare. Il me semble que je devais parler d’un marché, à la base. Le Salamanca Market, c’est tout les samedis. Et ce samedi là, il faisait particulièrement beau. Évidemment, j’éviterais ici d’évoquer trop longuement le 30 degrés des plus agréables et le ciel parfaitement bleu. Je ne voudrais pas froisser les lecteurs qui passent le mois de janvier dans le mauvais hémisphère. Bref… profitant de cet météo idyllique (parce que oui, des fois, vous savez, il fait trop chaud, ça en est presque pénible !) j’ai décidé de m’en aller découvrir ce célèbre marché. J’ai enfourché mon vélo (ou plutôt celui que Bernd me prête) et je me suis laissé descendre jusqu’au centre ville. Puis un peu plus loin. Et j’ai vagabondé entre les étalages.
Première constatation : ce marché est extrêmement sympathique. Relativement grand, avec beaucoup de choses à voir, et une ambiance agréable.
Deuxième constatation : mais en fait, il est comme tout les autres ! Ça m’a pris comme ça, soudainement, alors que je regardais l’étalage d’un artisan menuisier. Les planches à découper, en bois aussi divers que variés, sont magnifiques et parfaitement finies. Il y a aussi les reposes-plats, les couteaux à pain, des faux fruits en bois… je regarde tout ça, et j’ai soudainement l’impression de l’avoir vu des centaines de fois. Les étales se suivent et se ressemblent. D’un bout du monde à l’autre, j’ai le sentiment de revoir les mêmes objets, les mêmes idées. Il y a les stands un peu plus écolos, la pizza bio au feu de bois, les vendeurs de hot dog, la designer de mode, le stand de fudge, celui de bonbons. Et bien sûr, les jeunes musiciens, extrêmement talentueux, qui ravissent les oreilles des chinois et des français qui visitent le marché. Parce que des locaux, certes il y’en a, mais je n’ai pas l’impression qu’ils font la majorité.
Je ne dis pas que Salamanca ne me plait pas. Au contraire, j’ai eut énormément de plaisir à y prendre un bain de foule. À déambuler sans raison, d’un stand à l’autre. Regardant, avançant au hasard, m’énervant après ces madames qui ne font pas attention avec leur sac à main.
Quand on discutant avec Michel, il a dit une chose toute bête. Une chose toute simple, qui m’est resté. « Je ne voyage plus pour les paysages depuis longtemps ; je voyage pour les gens ». Il nous a expliqué qu’au bout d’un moment, les plages se ressemblent toutes. Les gens, eux, sont tous différents. Je reste un peu en désaccord avec lui. Non pas sur les gens, mais bien sur les paysages. En tant que photographe, j’ai l’impression de faire peut être plus attention à ce qui m’entoure. Je vais chercher dans les paysages ce qu’ils ont d’uniques à offrir. Il y a une infinité de paysages différents sur terre, et je ne pense pas avoir la chance de tous les voir un jour. Je sais bien que quand je commente une route, un paysage, je fais référence à l’Irlande, au Québec, à la France. Cette idée volonté de comparaisons, c’est plus une façon pour moi de créer des liens entre les voyages. De m’aider à comprendre ce que j’aime, ce qui me plait particulièrement, et ce pourquoi j’accroche moins. Je sais le genre de paysages qui me plait grâce à ça, et je vais le chercher. Il y a peut être aussi un projet photographique, pour l’instant très flou, en arrière. Oregon, Irlande, Québec, Tasmanie… tellement différents et semblables en même temps.
J’aime voyager pour découvrir l’immensité du monde et sa petitesse en même temps. Me rendre compte qu’à l’autre bout du monde, les choses sont à la fois différentes et semblables. Je trouve là dedans un côté rassurant.
Alors quand je me promène sur Salamanca Market, et que j’ai l’impression d’être à la fois le dimanche matin à Morestel et le samedi après midi à Eugène, je me sens bien. Et j’aime ça.
Hogs : à la semaine prochaine
Bernd fait partie de la Hogs. Hobart Games Society. Ou, autrement dit, un club de joueurs. Des gens qui jouent à des vrais jeux qui fait réfléchir. Ça fait parti des arguments qui m’ont donné envie d’aller passer quelques temps chez lui.
J’ai fait une première soirée jeu la semaine dernière. Occasion pour moi de découvrir Vikings ; uniquement en spectateur, mais spectateur suffisamment attentif pour en comprendre les règles et apprécier. Un jeu que j’essaierais volontiers. J’ai, par contre, pu tester un autre jeu, de type « deck builder ». Première fois que je m’essayais à ça. En gros, vous commencez avec quelques cartes, dont vous utilisez les pouvoirs pour acheter des cartes plus puissantes, et ainsi de suite. Dans un contexte assez connu : des aventuriers, qui s’équipent en d’armes et autres objets magiques, dans le but d’aller tuer des monstres dans un donjon… et parfois trouver des trésors. Oui, ça a un petit côté déjà vu. J’ai aimé jouer, aimer essayer ce type de jeu pour la première fois, mais je n’accroche pas plus que ça. C’est un jeu très solitaire, avec absolument aucune interaction avec les autres joueurs. Tout ce que l’on espère, c’est qu’un autre joueur n’achètera pas la carte que l’on veut avant que l’on ait l’occasion de le faire, ou qu’il nous laisse le monstre que l’on avait prévu de tuer. Aucun moyen de négocier, échanger, interagir. Bref, c’est quand même bien dommage.
En parlant de jeux où il n’y a quasiment aucune interaction, cette semaine j’y suis retourné. Sans Bernd, qui s’occupait de Gypsy Anna. J’ai eut l’occasion de rejouer à Seven Wonders. Encore un jeu qui se joue en solitaire. On regarde son voisin de droite et de gauche de temps en temps, on leur donne des cartes, mais là non plus, il n’y a pas vraiment d’interactions. Dommage.
Il y a des soirées jeux à toutes les semaines. Du coup, à la fin de la dernière, j’ai dit aux gens « à la semaine prochaine ». Dire cette phrase m’a paru étrange. J’ai essayé de me rappeler quand je l’ai dit pour la dernière fois, dans un contexte routinier. Quel a été la dernière fois où je suis allé, régulièrement, à toutes les semaines, faire la même chose ? Je ne suis pas du tout quelqu’un de routinier. Ne pas avoir de routines, je m’en rends bien compte, ne me dérange pas le moins du monde. Ne pas savoir ce que sera demain n’est pas vraiment un soucis. Mais il est vrai que j’aime jouer, et que j’en ai rarement l’occasion. Alors me débrouiller pour me libérer une soirée par semaine pour rejoindre des joueurs, c’est quand même relativement possible.
En parlant de ne pas savoir de quoi sera fait demain, mardi je m’en retourne à Frecynet National Park, pour ma petite rando de quelques jours. J’ai profité des derniers jours pour m’équiper un peu plus sérieusement. J’ai donc un vrai sac de couchage de randonnée (1-10 degrés, 800 grammes), une vraie tente une ou deux places de randonnée (1,3 kg) et un vrai petit matelas confortable (400g). J’ai hâte de tester tout ça !
Remarkable Cave, Cape Raoul et les navigateurs suisses
Il y a beaucoup trop de choses à faire dans Tasman National Park. On veut toujours aller rendre visite à Raoul et son cap, mais comme la journée n’est pas encore trop avancée, on en profite pour faire un autre détour par Remarkable Cave en faisant une pause en chemin sur l’une des nombreuses magnifiques plages de la région pour manger.
Remarkable Cave est encore sur le même principe. Un caillou tombe, la mer creuse une grotte, la grotte s’effondre. Une fois de plus, c’est assez impressionnant. Mais ce qui m’impressionne le plus, personnellement, c’est la vue que l’on a depuis cet endroit !
Et puis finalement, après tout ces détours, nous voilà enfin au début de la randonnée pour Cape Raoul (que mes correctrices habituelles ne s’y trompent pas, en anglais, cap s’écrit cape). La balade annoncée est de 5 heures. 14 kilomètres aller-retour. Je regrette juste de ne pas avoir d’informations concernant le dénivelé. Enfin… il est 14h30 quand nous partons ; le soleil se couche vers 20h. On a donc de la marge, mais pas tant que ça. Alors une fois n’est pas coutume, on emmène nos lampes frontales. Juste au cas.
La balade commence tranquillement, dans une forêt aux arbres assez imposants. On n’en a pas encore vu beaucoup des gros en Tasmanie, une bonne partie ayant été rasée au cours des dernières décennies. Pour l’occasion, on admire et on profite de la douceur et de la quiétude des lieux. Et puis après une toute petite heure de marche, on débarque sur le bord de la falaise. L’océan se fait entendre, loin au dessous. Et là bas, tout là bas, on voit Cape Raoul qui nous attend. Une grande étendue verte et plate, qui semble annonciateur d’une promenade agréable dans la prairie.
On s’éloigne de la falaise le temps de perdre un peu d’altitude. De prairie, il n’y en aura aucune. De loin, ça ressemble beaucoup à de l’herbe. De prêt, se sont des arbustes plus ou moins haut. Le chemin n’est pas particulièrement bien entretenu. Il ne doit pas y avoir beaucoup de monde qui font ce circuit. On se frotte régulièrement sur des branches et sur des herbes. Avoir su, j’aurais plutôt mis un pantalon. Ça fini par irriter les jambes à la longue !
Les paysages sont magnifiques une fois de plus. Les points de vue sur les falaises changent régulièrement, offrant à chaque fois de nouvelles choses à découvrir. Il paraissait beaucoup moins loin le cap du sommet de la falaise. Mais il nous faudra un peu plus de deux heures et demi pour le rejoindre. On passe un moment à regarder, à prendre des photos. On n’a croisé personne. L’humain le plus proche, si on omet le bateau en contrebas, est relativement loin. Je jalouse d’ailleurs le gars (ou la madame) sur le bateau. La vue sur les falaises doit aussi être superbe. J’aimerais trouver une solution pour revenir ici en voilier. Admirer les falaises depuis en bas.
Le soleil commence à décliner, mais nous avons tout notre temps pour rentrer. En fait, la lumière est juste parfaite. Un léger brouillard, quelques nuages, un soleil couchant. Lumière parfaite, photo parfaite. Une bonne occasion pour changer la photo d’entête du blog tiens !
Le retour est un peu long est pénible. Ni Iris ni moi n’aimons les randonnées aller-retour. On préfère les boucles. On les allers simples. La dernière heure est relativement lourde sur les jambes. Il y a quand même un certains dénivelé, et on a une matinée quand même assez active derrière nous, ce qui n’aide pas non plus ! Mais on arrive finalement à la voiture. Heureux de ce que l’on a vu. On a mis exactement cinq heures. Ce sont des heures très bien investies !
On hésite un tout petit peu sur la suite du programme, mais Iris a très envie de dormir sur le bord de l’eau. Il y a un gars, tout seul avec son van, en train de s’installer pour la nuit sur le parking. Je me dis que ça pourrait être sympa de passer la soirée avec lui. On le regarde tout les deux avec un grand sourire. Il ne sourit même pas en retour. Bon, finalement il n’est peut être pas si sympa que ça. On prendra l’option sur le bord de l’eau. Je me rappelle le petit chemin que l’on avait repéré pour la veille. Ça ira très bien pour ce soir. On remonte dans la voiture. Je pense aux diables de Tasmanie et aux kangourous qui, alors que le soleil commence à se coucher, m’attendent sûrement à la sortie d’un virage. Je roule donc assez tranquillement.
Quand on arrive finalement sur notre petit chemin, il y a déjà un van de garé. En même temps, il y a largement la place pour une voiture et une tente supplémentaire. Mais bon, la moindre des corrections, c’est quand même de demandé. Il y a un couple, dans la soixantaine, en train de discuter. Ils ont l’air sympathiques et parlent français. On commence à discuter un peu. On accroche tout de suite. Le plus dur, en fait, au début, c’est surtout de gérer la discussion en profitant au maximum du spectacle que nous offre le soleil. Il s’en donne à coeur joie !
Ils ‘appellent Michel et Marie-Anne, et sont suisses. Quand ils nous expliquent qu’ils voyagent en bateau, je n’ose pas leur demander comment ils ont quitté le Lac Léman… on discute pendant plusieurs heures. Iris a eut la bonne idée d’acheter quelques bières en début d’après midi, on a donc ce qu’il faut pour partager. En retour, on a le droit à un peu de vin et de fromage.
On écoute Michel parler ; on l’interrompt un tout petit peu de temps en temps, mais c’est rarement nécessaire. Il nous parle de leurs voyages en bateau. De partout où ils sont allés. Du plaisir qu’ils ont eut à découvrir Vanuatu. Leurs échanges avec les gens. Ils sont enseignants à la retraite. Mais voyage depuis une bonne vingtaine d’années, toujours en bateau. Michel nous explique qu’à l’époque, un mois de salaire suisse leur permettait de vivre une année à bord. De quoi rêver un peu.
En ce moment, leur bateau est à Brisbane. Ils ont décidé qu’ils voulaient voir la Tasmanie, mais ne pouvaient pas descendre aussi au sud, bien que je n’ai pas compris pourquoi. Ils sont là pour deux semaines, avant de retourner à Brisbane. Ensuite ? En avril, ils continuent vers Darwin, en faisant un détour par la grande barrière de corail, puis monte vers Bali et Komodo. Tout cela nous fait rêver. Comme on s’entend super bien avec eux, on propose de garder contact. L’invitation à garder contact semble aussi une invitation à venir passer quelques jours à bord. Deux semaines avec eux dans le coin de Brisbane et de la grande barrière, ça fait un peu beaucoup rêver. On imagine, on se projette…
Quand on partira le lendemain matin, ils dorment encore. On leur laisse donc nos coordonnées sur une feuille de papier, bien protégé du vent sur une pierre. On espère qu’ils nous recontacteront. Parce que je n’hésiterais pas une seconde à avoir l’audace d’essayer de m’inviter quelques temps sur le bateau. On peut toujours rêver, non ?
Tasmanian Devils Conservation Park: Kangourous, Oiseaux et diables de Tasmanie
La nuit s’est très bien passée. Personne n’est venue frappée à la toile de la tente, et j’ai juste était réveillé à un moment par le cri ridicule d’un diable de Tasmanie. Il est encore tôt, on a donc tout le temps voulu pour visiter le centre de conservation du diable de Tasmanie. On fait donc assez rapidement les douze kilomètres retour jusqu’à la route principale, puis les quelques kilomètres supplémentaires qui nous séparent. Le timing est parfait : on arrive juste à temps pour la distribution de nourriture au diable. Le montant du billet est, comme partout en Australie, relativement exagéré. Mais si l’on considère que ce sera probablement le seul parc du style que nous ferons, et sans doute la seule occasion de voir des diables, ça reste quand même raisonnable.
Le diable de Tasmanie ne court pas très rapidement. Il ne peut pas monter dans les arbres et n’est pas très intelligent. Il n’est pas très grand non plus. Il a un cri ridicule, et il sent particulièrement mauvais. Heureusement pour lui, c’est un charognard. Donc en général, ces proies ne lui posent pas trop de problèmes. Son principal prédateur est la voiture qui roule trop vite la nuit : en temps que charognard, la plupart de sa nourriture est constitué de cadavres sur le bord des routes. Trop souvent, il en devient un lui même. Le diable est en voie de disparition. Trop de changements dans son habitat naturel, mais surtout, l’arrivée il y a quelques années d’un genre de cancer qui touche plus des deux tiers de la population. Mortel est relativement contagieux il fait des ravages. Les tasmaniens savent bien que le diable est l’un de leurs emblèmes. Sans lui, le pays a toujours énormément à offrir, certes ; mais j’ai quand même fortement l’impression que les tasmaniens sont très proches de la nature, et conscient de l’importance de préserver leur diable, pas seulement pour faire plaisir aux touristes.
Le Tasmanian Devils Conservation Park est l’un de ces endroits où l’on essaie de l’étudier un peu, mais surtout de le faire mieux connaître par le grand public. Et comme le diable ça ne suffit pas, on rajoute quelques jolis oiseaux, et des kangourous. On y passe une paire d’heures des plus agréables, à errer d’un endroit à l’autre. À regarder les diables et taquiner les kangourous. On a un programme bien chargé aujourd’hui, mais ça ne nous empêche pas d’en profiter un peu !
Tessellated Pavement, Blowhole, Tasman Arch, Devils Kitchen, Patersons Arch, Waterfall Bay, Fortescue Bay
Et tout ça en une après midi. C’est ce que l’on appelle un programme bien chargé !
Mais commençons par le commencement. Pour se rendre sur la péninsule de Tasman, il faut d’abord traverser une première péninsule, dont je ne connais pas le nom, mais qui offre quelques beaux paysages, qui sont parfaits pour se mettre en bouche. On commence à s’habituer aux magnifiques plages tasmaniennes, mais on ne s’en lasse pas. Surtout quand à marée basse on peut presque marcher sur l’eau tellement il y en a peu profond.
La route nous emmène ensuite à Eaglehawk Neck, petit village qui permet d’admirer la magnifique Pirates Bay. C’est sur le bord de cette baie que se trouve Tessellated Pavement. Une intéressante formation géologique, relativement régulière qui donne presque l’impression que la plage est carrelée.
De là, on quitte la route principale, pour s’éloigner vers le Blowhole et Fossile Bay. Il semblerait que les côtes de la péninsule de Tasman regorge de lieu de ce genre : l’eau érode tranquillement la falaise. À un moment, un gros caillou s’effondre, créant un point de faiblesse ; la mer creuse alors de plus en plus profond, créant une grotte, qui finira par s’effondrer. Le Blowhole en est le premier exemple.
En réalité, comme vous pouvez le voir, ce n’est pas vraiment un blowhole ; les blowhole étant des geysers qui soufflent uniquement à cause de la pression des vagues. Là, il s’agit simplement d’une petite grotte marine.
En s’éloignant encore un peu, on arrive à la Tasman Arch. J’avais lu le nom, le site internet de Tasman National Park disait qu’il fallait y aller, mais je ne savais pas à quoi m’attendre. Personnellement, à chaque fois que j’entends « Arche » je pense désormais au sud de l’Utah. Tasman Arch n’a rien à voir. Ça ne l’en rend pas moins impressionnante.
De là, on accède ensuite à la Devils Kitchen, mais surtout à un point de vue sur la côte. Nous ne sommes plus en Irlande ou en Gaspésie. Ni le cap Forillon si les Cliffs of Moher ne font le poids. Et quand en plus les nuages participent aussi pour ajouter du mystère à l’ensemble, il ne reste plus grand chose à faire au touriste, à part rester sans voix.
Enfin… la journée est encore jeune, et on a quand même un peu envie de marcher. On décide donc d’abandonner la voiture le temps d’une petite balade qui nous prendra une heure et demi environ. Elle nous fera longer la côte pour nous emmener à Waterfall Bay. Peu d’efforts, mais encore et toujours des points de vue grandioses, un aperçu sur Patersons Arch (une cousine de Tasman Arch) et en cadeau bonus, la visite de deux Wallabies. On en redemande !
En fait, cette balade peut se prolonger. Pendant des heures, et des heures et des jours. Il y a une randonnée qui, partant d’ici, vous emmène jusqu’à Cape Pillar, beaucoup beaucoup plus loin. Il faut, en fait, compter 6 jours aller-retour pour la faire. Il y a aussi une option plus courte, qui commence un peu plus loin, et qui ne demande que trois jours aller-retour. Tout cela me travaille, et me fait rêver. Même si, en même temps, je préférerais une boucle. Ou un aller simple avec quelqu’un qui me récupèrerait à l’arrivée. Peut être ailleurs ; peut être une autre fois.
Il est 18h passé quand nous revenons à la voiture. On n’a pas d’autres plans pour la suite, si ce n’est trouver un endroit ou planter notre tente. On décide donc de reprendre la voiture, et de rouler en direction de port Arthur, en regardant si l’on trouve un endroit qui nous inspire. On repère assez rapidement un premier petit chemin bien tranquille, que l’on se met de côté dans un coin de la tête. Un peu après, il y en a un deuxième tout aussi inspirant. Puis on passe devant le Tasmanian Devils Conservation Park. On l’avait déjà repéré lui aussi. C’est un grand parc, principalement axé sur le diable de Tasmanie. On se le garde lui aussi dans un coin de la tête, parce que l’on sait bien que voir un diable de Tasmanie en liberté, c’est loin d’être donné à n’importe qui. Il est plus probable de les voir mort sur le bord de la route, ce qui nous intéresse forcément beaucoup moins. On se dit que ça pourrait être une belle façon de commencer la journée du lendemain.
Et puis il y a ce panneau à gauche, qui indique Fortescue Bay à 12 kilomètres. On aurait pu y marcher en 7h depuis Waterfall Bay ; y aller en voiture, c’est forcément moins impressionnant. Mais comme il y a un camping là bas, ça paraît être une très bonne option. Douze kilomètres de chemin de terre ; je m’attends à un truc plutôt désert et tranquille à l’arrivée. On sera assez surpris de débarquer au milieu d’un camping relativement peuplé. En fait, le camping est en deux parties. La première, ce sont les jeunes qui font la fête ; la deuxième, se sont les familles avec les enfants qui courent dans tout les sens en hurlant. On regarde partout pour payer… les bureaux sont fermés ; c’est de l’inscription volontaire. On va rester sur notre optique réduction des coûts. On verra bien ce qui se passera… on décide de prendre une chance.
On monte la tente, généreusement fournie par Bernd. On s’installe dans la partie famille. C’est la vue qui l’a emporté au final.
Et moi, chaque fois que je regarde ce bateau, dans cette baie, je ne sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression de me retrouver dans « Vieux Chagrin », de Jacques Poulin. La baie ne ressemble pas vraiment au fleuve St Laurent. Mais ce bateau, ancré tout seul pas très loin du rivage, avec personne à son bord… je m’imagine le rejoindre à la nage, tenant mes vêtements et une bouteille de champagne à bout de bras, au dessus de l’eau…
Tasman National Park
Au début, on devait partir en stop, monter sur un ferry, et faire Maria Island. Mais Iris a quelques contraintes d’horaires pour jeudi, et on décide de garder cette option pour plus tard. À la place, on s’offre un petit plaisir. On loue une voiture. Une vraie voiture. Sans aucune contrainte. Avec des gens qui ont un vrai service à la clientèle polie et agréable. Et on décolle le mercredi midi, en direction du Tasman National Park.
Abel Tasman est un explorateur hollandais, qui a la particularité d’être mort le 10 octobre 1659. J’aurais donc pu être sa réincarnation, à quelques années prêt. Il a aussi, vous l’avez deviné, donner son nom à la Tasmanie étant le premier européen à en apercevoir les côtes. Et il a aussi le droit à un parc national en son nom. Pas très loin de Hobart.
Les parcs nationaux, ça ne manque pas vraiment en Tasmanie, que l’on appelle d’ailleurs parfois « l’État Naturel » et « l’île de l’inspiration » (plus du tiers de l’île est considéré parc naturel ou zone protégée). On a donc du pain sur la planche si on veut faire tout les parcs !
Le ciel est bleu, la route est belle, on s’arrête régulièrement, fidèle à nos habitudes. Quand à moi, je redécouvre le plaisir de conduire une vraie voiture toute simple et toute normale !
Mes petits chinois…
Aujourd’hui, j’ai traumatisé mes deux petits chinois, en préparant des nouilles instantanées. C’est que eux, ils les mangent en soupe. Honnêtement, en soupe je trouve ça horriblement moyen. Du coup, quand les nouilles ont fini de cuire, j’ai jeté l’eau de cuisson dans l’évier, comme je fais d’habitude. Ils ont été horriblement surpris les pauvres. Du coup, on a mangé des nouilles sèches à la place. Et bin je continue à trouver ça meilleur. D’ailleurs, soit dit en passant, les nouilles instantanés (ramen) sont bien meilleures en Australie qu’en France ou au Québec !
C’est assez amusant de vivre au quotidien avec deux chinois. Je me sens à la limite dépaysé. Quand Bernt n’est pas là, Fanfan s’occupe des repas. Karvin, lui, ne fait pas grand chose. Un peu le rôle du mâle qui se fait dorloter. À table, c’est très clairement du chacun pour soit. Vous vous servez, les portions que vous voulez, sans vous poser de question sur ce que veulent ou ne veulent pas les autres. J’ai proposé à plusieurs reprises de faire le service, mais à chaque fois ça semble les gêner plus qu’autre chose. Surtout Fanfan, une fois de plus, qui préfère baisser les yeux, et dire non merci puis se servir elle même. Pas qu’elle soit timide avec moi ou particulièrement gênée. On rigole bien, on discute, on échange… elle a un bon niveau en français (meilleur qu’en anglais) et veut continuer à pratiquer. C’est bien agréable. Par contre, il y a toujours une certaine retenue dans les échanges. Et puis Bernt me l’a confirmé : ils sont extrêmement polis ; ils ne demandent pas quand ils ont besoin de quelque chose, ils attendent. Ils ne disent pas quand ils n’ont pas compris, se contentant de hocher la tête. Et ils ne disent jamais non… un peu problématique aussi, vu que je travaille souvent avec Karvin, et que j’ai l’impression qu’il se sent obliger d’aller au même rythme que moi. À priori, il était bien moins efficace avant que j’arrive.
Grâce à Fanfan, j’ai réussi à apprendre deux mots en chinois. Pas trois. Juste deux. Merci et de rien. C’est un bon début. Je prononce ça un peu n’importe comment (c’était prévisible !) mais ça semble quand même compréhensible.
Et puis entre le moment où j’ai commencé à écrire ce post et le moment où je le termine, plusieurs jours se sont passés. Je me suis beaucoup rapproché d’eux deux. En discutant un peu plus avec eux, j’ai compris qu’il fallait que j’arrête de les considérer comme chinois. Elle vient de Taïwan et revendique très clairement l’indépendance de l’île ; lui vient de Hong Kong et refuse de se considérer comme faisant parti de la grande république populaire.
Travailler avec quelqu’un, ça rapproche forcément. J’ai surtout travaillé un peu avec Karvin, mais j’ai quand même fait deux trois petites choses avec Fanfan aussi. Elle adore faire du pain par exemple. Sauf que faire du pain, c’est utiliser la machine de Bernt qui fait tout tout seul. Comme elle n’a jamais fait de pain à la main, on s’est fait une soirée pizza, qu’elle est l’occasion de s’essayer au pétrissage !
Du coup, quand ils sont partis, ça m’a quand même fait un petit quelque chose. J’avais discuté un peu avec Fanfan des contacts physiques entre les gens. À Taïwan, les gens ne sont pas du tout démonstratif, et pas vraiment tactile. Les couples ne se touchent pas tant que ça ; les filles se promènent parfois bras dessus bras dessous… mais c’est à peu prêt tout. Il n’empêche que j’ai eut le droit à deux gros câlins quand ils sont partis, et que ça m’a fait du bien !
Iris m’a rejoint à Hobart. Pendant que Fanfan et Karvin louent une voiture pour une dizaine de jours pour faire le tour de la Tasmanie (j’ai donc bon espoir de les revoir quand ils repasseront à Hobart), nous on loue une voiture pour deux jours, pour aller découvrir Tasman National Park.
La vie chez Bernt
Bernt est père célibataire. Il a une fille de 9 ans, Gypsy Anna, en garde partagée. Oui, Gypsy Anna. Ça surprend un peu comme nom, surtout quand on sait que Gypsy, en anglais, veut dire bohémien. En même temps, quand on apprend un peu à connaître le père, on comprend assez vite. Bernt est, entre autre, passionné par le stop. Il a énormément voyagé de cette façon, et la bibliothèque avec qui je partage ma chambre, déborde de livres et études sur la question. On en a pas mal discuté ensemble. Comme tout les passionnés, il est aussi un peu extrémiste, mais ça reste quand même totalement raisonnable. Il habite une maison assez agréable, à 30 minutes à pied du centre ville d’Hobart. Il accueille des Helpers depuis bien longtemps, et a fait énormément de travaux de rénovations et d’aménagements grâce à ces bras supplémentaires. Le fait d’accueillir énormément fait aussi qu’il a vécu toute sorte d’expériences, et qu’il a pris toute sorte d’habitude. Ça se traduit par un petit guide de quatre-cinq pages sur comment fonctionne la maison. Un peu pointilleux pour certaines choses, mais ça reste quand même supportable.
Quand je suis arrivé, j’ai appris qu’il y avait de autres helpers. Garvin et Fanfan. J’ai commencé à m’inquiéter un peu, mais j’ai vite été rassuré. Garvin vient de Hong Kong, Fanfan de Taïwan. Les deux sont adorables, et après un premier contact un peu difficile, on s’entend maintenant super bien. Je parlerais plus amplement d’eux plus tard, mais leur présence est vraiment agréable. Étant tout seul, ma dynamique et mes attentes sont pas mal différentes. Je n’ai pas de problèmes avec de très grosses journées, pour cumuler un peu de temps de repos pour plus tard. Je préfère travailler huit heures et avoir une journée de libre le lendemain que de faire deux journées de quatre heures. Ça convient très bien à Bernt, et tout le monde est heureux. Sauf, peut être, mon dos, qui est quand même mis à rude épreuve.
L’une des raisons pour laquelle j’étais heureux de venir ici et le projet pour lequel je vais aider Bernt : il veut construire une petite maison pour Gypsy Anna. Pas mal de travail en perspective, mais un projet très intéressant. Et surtout, la finalité de la chose me plait. Il ne s’agit pas de permettre à des gens de faire fonctionner leur bed and breakfast ou à une dame d’économiser de l’argent, mais de faire plaisir à une enfant. Certes, Gypsy Anna ne manque pas vraiment de quoi s’amuser. Bernt est un grand adepte du freecycle (des réseaux locaux qui donnent au lieu de jeter les objets dont ils ne se servent plus). Ça, combiné à l’aide bénévoles de nombreux helpers, fait que Gypsy Anna a un petit terrain de jeux vraiment sympa juste pour elle. Mais bon, je ne serais pas jaloux, vu que mon frère et moi avions largement de quoi nous amuser aussi ! Et comme en plus les enfants du quartier en profitent un peu aussi, tout le monde est heureux !
Sauf mon dos, donc. Il faut dire qu’en trois jours, je pense avoir déplacé au moins trois tonnes de matériaux divers à moi tout seul. Terre et mélange à béton essentiellement. Garvin a fait sa part lui aussi. Bref, gros travaux.
La terre s’en va ensuite à l’arrière du camion de Bernt, que j’ai eut la chance de conduire jusqu’à la décharge pour le vider. Après tout, il y a des endroits que l’on ne pense jamais à visiter !
Certes, on peut comprendre pourquoi en même temps… même si la vue sur le mont Wellington et joli, ça n’en fait pas une destination touristique.
En plus de l’excavation, je me suis retrouvé confier la tache de récupérer et déposer des objets divers et variés à des endroits tout autant divers et variés. J’ai donc passé une après midi complète avec Garvin, à conduire le camion de Bernt, pour déposer de la terre, récupérer une structure métallique pour que les enfants puissent s’amuser, déposer des CDs, récupérer de la moquette, déposer de la moquette… le gros avantage, c’est qu’en plus de rendre énormément service à Bernt, ça m’a permis de me promener un peu dans les environs d’Hobart. Et ça me plait bien !
Bref, si je bosse beaucoup, je m’entends bien avec Bernt, FanFan et Garvin. Je n’ai vu Gypsy qu’une après midi, mais je l’ai trouvée très agréable, et simple (ni princesse, ni enfant gâté). J’aurais d’autres occasions de la voir à l’avenir. On verra bien.






